jeudi 15 novembre 2012

Le dictionnaire (11)

Petite journée. Aujourd'hui, dès que j'ai mis les pieds à la bibliothèque,  me suis rendu compte que j'avais oublié mes lunettes de lecture à la maison. 

Pas question de refaire à pied le chemin que je venais de faire.  

Ai donc dû utiliser la méthode éprouvée (mais bâtarde) des bras allongés. Télescopés. 

Aussi bien dire que ma période de lecture a été pas mal écourtée. Malgré ceci, malgré cela, ai quand même lu  jusqu'à la page 401 ...  

Dans les circonstances. 

Un véritable tour de force. 

***

Revenons-en à notre petit mouton noir. Pas le nôtre. Mais celui de VLB. Celui qu'il aime tant. Lui caresser le museau. Aussi le laisser grimper sur ses cuisses. 

Lui a-t-il donné un nom? 

Ne m'en souviens pas. 

De fil en aiguille. C'est bien pour dire. Après tout ce qu'il a dit sur sa mère reptilienne en particulier, même si cette dernière a tenté de se pendre, pas au bout d'un fil, mais au bout d'une corde afin de s'attirer un peu d'attention. 

N'en demandait pas beaucoup pourtant. Un geste ou un mot d'affection. Chose certaine, VLB n'était pas un tueur de mère.  Et de son côté,  son semblable, Joyce, lui, n'était pas un tueur de père.

À propos.

Que ce soit de l'enculement des petits servants de messe par un prêtre pédophile; ou le guet (genre thriller) d'une marmotte par ses molosses de chiens, VLB a le don des descriptions superbement  détaillées. 

Si bien qu'on s'y croirait en temps réel.

La chose lui aurait été racontée par un auteur québécois connu. Bien qu'il soit quelque peu dégoûtant de parler du goût des prêtres pédophiles pour le jeune sperme (qui embaume) les sacristies, certains d'entre eux, plus pervers que d'autres,  lui trouvaient une toute autre vertu.  

Celle de nettoyer mieux le visage que ... les crèmes de Lise Watier.  

S'agissait d'y penser.

*** 


Pour sa fête, demain, allons offrir  un tout nouveau, tout beau dictionnaire à notre amie de Trois-Rivières.  Son dictionnaire date de 1998. 

Allez donc jouer au scrabble avec un équipement pareil.

Mais cherche désespérément un moyen d'envoyer un vieux dictionnaire à la bibliothécaire dans l'émission UNITÉ 9. 

À suivre. 

mercredi 14 novembre 2012

La Joconde (10)

Aujourd'hui, les circonstances aidant, j'ai décidé de commencer cette nouvelle  page de mon journal,  par ce petit entrechat dans la chronique d'un journaliste du Devoir  qui a remarqué ce qui suit en assistant de bonne heure, un matin, à la Commission Charbonneau:

«Avec attention, avec ennui, avec impatience, avec l’air de n’être pas là, avec amour, fatigue, exaspération, avec crédulité, confiance ou fin de non-recevoir… Comment écoute la juge Charbonneau ? Du moins, ce matin-là. À première vue, avec application. Elle penche souvent la tête sur le côté. Dans ces moments-là, on l’imagine en train de partir quelque part… Mais non. Elle revient en s’agrippant à son stylo et trace quelques notes, se remet droite et joint les mains. J’ai parfois aussi le sentiment qu’elle écoute religieusement - mais avec un sourire digne de la Joconde - ces excitantes histoires autour de bouteilles de vin qui ont généré de la part de la procureure une salve bien nourrie de questions.»

Un sourire digne de la Joconde, dites-vous,  monsieur le journaliste? Eh bien, vous n'êtes pas le seul à y avoir vu ce sourire. Moi aussi, ai vu la Joconde à travers elle. Et cela depuis les tout débuts de cette commission.

Énigmatique Mona Lisa, on vous salue! 

***

Pour en revenir à nos petits moutons noirs



Entre les filles engagères, les grébiches et la bernacle irlandaise, VLB nous ramène sans cesse dans son drôle de monde où les femmes sont présentes, mais ... Si peu conséquentes. Si douées pour la trahison. Appellent  amour leurs sentiments tordus.  Appellent affection leur besoin de possession.  Moi, j'y aurais plutôt vu de la dépendance affective la-dessous, mais ...

Et s'étonne qu'elles en veuillent toujours plus.

Une éclipse de lune, avec ça...?

Comme de devenir curés, évêques et cardinaux dans l'Église romaine.

Et elles appellent ça s'émanciper.

Bref, faire comme les hommes et désapprendre à penser comme eux.

 Des exemples, en veux-tu, en v'là: Golda Meir, Margaret Thatcher, Lyse Payette.

On parle pas de grébiches ici. 

 À suivre.

***

Parlant  d'entrechat

Regardez bien.
Dans ce tas de ferraille, il  y a un chat qui s'y promène.
Assurément. 
Mais où est-il?
De quelles couleurs est-il?
Cherchez bien et vous le trouverez. 



P.S. Une fois que vous l'aurez trouvé,  jamais plus vous ne le perdrez de vue.

vendredi 9 novembre 2012

Sommes tous des maires Tremblay (9)

Long time, no see.

Le bonheur, rien d'autre ...  Mon journal s'enlise dans les ferrangues. Pas commun ni propre ce mot-là. 

 

N'a pas trop de sympathie pour les femmes, VLB. En général. Si les femmes en manquaient moins (de l'instinct), elles seraient moins chiantes aussi.  Se contenteraient d'être ... des folles. Ce sont toutes des folles quand elle ne sont plus mères reptiliennes.

Avec un homme de même, mesdames, rien à foutre.


Pour en revenir à James Joyce.

Contre toute attente, il s'entendait plutôt bien avec les jésuites qui lui enseignaient.

Il admirait l'étendue de leurs connaissances et l'arrogance qu'ils manifestaient par-devers tous les autres ordres religieux, qu'ils considéraient comme nettement inférieurs au leur. 

Illuminatis. 

Dessous le surplis. 

Leur supérieur n'était pas surnommé pour rien le pape noir ...?

C'en était un. Parce que parfois se montrait plus puissant et plus riche que l'évêque de Rome. 

Ai lu à date 350 pages. Une prouesse.
 

***

Le faux-naïf 

Ai mis de côté mon petit carnet de notes acheté chez Archambault, l'autre jour,  pour un plus épais barguigné chez Dollarama. 

Aujourd'hui, Lise Payette a écrit:   «Après des années de silence et d’indifférence, le peuple du Québec, qui avait accepté de prendre son mal en patience, se retrouve confronté à des révélations qu’il sentait bien possibles, mais qu’il refusait de voir en face. Une attitude qui ressemble assez à celle pratiquée par le maire Tremblay finalement… »   

On l'a trahi. Moi aussi. Et ne suis même pas Montréalaise. 


La Bête 

Puis, belles Lavaloises, vous ai vues pavoiser à la télé.  Bravo, ma cousine!


Mais de l'autre côté de l'envers,  du rose plein la vue. De rose elles sont vêtues. En rose sont leurs lunettes. Aïe! Chose,  pauvres veuves en peine de maire. Hum.  Inquiétant. 

De maire-en-téflon. Non. De maire-en-béton. N’a même pas commenté ni répliqué aux allégations de corruption et de collusion pesant contre lui. Constatant seulement l’existence du phénomène. 

Psychopathe un jour. Psychopathe toujours. En parfait contrôle de ses émotions, ne reconnaît même pas (que c'est lui) le problème. 

Une victime d'elle-même posant les deux pieds dans la garnotte 
 
À suivre.

vendredi 2 novembre 2012

La fleur de lys dans le coquelicot (8)

Avant-hierlande, à la dernière ligne de la page 201,  VLB s'est mis à écrire à tout bout de champ par la suite: ma mère reptilienne par ci, ma mère reptilienne par là.  Ai tombé direct en bas de ma chaise. 

Veux bien croire qu’il n’était pas heureux de l’avoir dans les pattes depuis la mort de son père, mais là, ai  pas encore trop compris pourquoi le fils appellait sa mère ainsi.   Intrigant.  Sans bon sens.


Pourquoi vouloir tant écrire sur l'Irlande? Sur cet écrivain buveur, coureur de jupons,  etc. VLB se laisse prendre au piège de la curiosité malsaine de sa mère reptilienne.  Qui veut savoir.  Absolument tout. Façon de se glisser. Ramper. Dans l'esprit de son fils.
Soit dit en passant. « À quoi, tu penses? » Aie! ce que j'haïs ça quand on me pose cette saudite question.  Je pense à madame Marois qui n'aurait pas dû enlever sa fleur de lys dans son coquelicot. Rien que pour faire plaisir au Canada anglais qui ne cherche qu'une seule chose: qu'on finisse par s'assimiler.  Y en a marre de se voir marrer de nous. VLB a raison. On n'est pas vindicatifs une miette. Contrairement au Irlandais. Eux ...
Lui raconte donc, à sa mère reptilienne,  le grand chaos qui a divisé l'Irlande  en 1920:   les six provinces riches du nord sont allées aux protestants ; et le reste de l'Irlande peu industrialisé aux catholiques. Pauvres.

Ressemblance. Oblige. L’Irlande n’est jamais bien loin du Québec. Un fait. Toutes les colonies britanniques se ressemblent.  Là, comme ici, la religion a eu beau inventer les limbes, le ciel et l’enfer, ces armes de restriction massive ... Allez! Croissez,  multipliez-vous et anglaisez-vous. Avec la bouche en cul-de-poule. De préférence.

"Tu es rendu trop loin. Parle-moi encore du père de ton ami écrivain* . S'il a eu un fils, c'est donc qu'il s'est marié? a dit ma mère

* James Joyce

*** 

Sandy, la mariée de Frankenstorm s'est étouffée dans les bras de la Terre.  Et éteinte dans les bras de la Mer.  Et ceux aussi des Grands-Lacs. Laissant derrière elle que désolation, destruction et mort-aux-rats. Au ras des pâquerettes.
  
« Ce matin, je pensais à la ville de New York , les pauvres citadins se retrouvent sans électricité, sans moyens de transport, plusieurs sans nourriture et j’ai lu que les rats commençaient à envahir la ville. »   Extrait du message hebdomadaire de Lolo.

À suivre

mercredi 31 octobre 2012

Un enfant souvent dans la lune (7)




 « Dans le moment présent, à quoi occupes-tu ton intérieur de tête?  Trop échevelé en pensée pour savoir comment s’orienter dans la réalité », a dit sa mère.

Sa mère l'avait tricoté. Elle devait bien le connaître. 


Elle n'avait pas tricoté que celui-là, la pauvre femme. Eh bien, non. Parmi les onze autres enfants, il y a eu Félix.  Loin d'être un phénix, on l'appelait Tarzanette.  « Si maigre, mais de gros testicules et une grosse queue qu'il était toujours en train de caresser par la poche trouée de sa culotte. »

Hierlande: ai atteint la deux centième page ...  Ne m'en reste plus que 900.

***


Sandy «  la jeune mariée de Frankestorm » a fait une entrée remarquée dans les terres dans la nuit du 29 au 30 octobre.   Sa robe nuptiale était si étendue qu'elle couvrait quasiment toute la côte Est d'Adamérique.

Les dégâts sont importants et déjà 42 morts sont à déplorer dont 18 pour la ville de New-York. 

Tous les quartiers sud de Manhattan se retrouvent sous les eaux crevés de la mariée enceinte avant terme, de même que certaines parties de Brooklyn, et le métro est en partie inondé.  

C'est la première fois, en 108 ans d'existence, que le métro new-yorkais fait face à un tel désastre.

Sandy a  touché le sud du Québec (Canada) et notamment Ottawa et Montréal avec des vents relativement faibles.  Et que des averses isolées. Bref, goutte après goutte ...de pluie. 

Pendant qu'ici, dans le Bas-Canada, très très loin de l'Irlande, c'est le bordel-à-bras de la corruption. Le coffre-fort d’Union Montréal, (le parti du maire Tremblay),  débordait tellement d’argent comptant, que cela a obligé le parti à s’en procurer un plus gros.


À suivre.  

mardi 30 octobre 2012

Pendant qu'un vent effroyable soufflait (6)



« Quand les idées prennent forme, ça s’appelle des échoueries. »

Pendant qu'un vent effroyable soufflait du sud au  nord de ce continent maudit ...

L'Amérique.


Dans tout ce fatras historique qui lie les deux entités chacune de leur bord de l'Atlantide, leurs mains tendues et velues se sont rejointes par delà chacun leurs puissants golfes maritimes. 

Tandis que l'Irlande, toute empourprée du sang glorieux de sa lointaine mythologie a de quoi être fière, la Nouvelle-France, elle, n'est pas une mythologie,   loin de là, mais  la terre de Caïn qu'ont portée nos fiers-à-bras ancestraux à bout de bras. À tour de bras.  

On n'a pas les héros dont on rêve. Mais seulement les héros qu'on peut. 

Sauf que dans les deux cas, il n'y avait pas plus péché à tuer un Irlandais, un Canadien français ou encore un vilain Indien qu'un chien. Sur ordre des rois et reines d'Angleterre.  

***

Alors voilà. C'est l'Angleterre qui a fait penser VLB à sa mère dans ce troisième chapitre. Mer-patrie. Marâtre et castrante.  Qui avait l'oeil bleu et sans pitié des prêtres de la Sainte-Inquisition. 

VLB ne veut pas vivre avec sa mère chez lui.  Ni l'avoir ni la voir près de lui. 

« Ne suis qu’un homme seul et ensauvagé.  »

Il a bien raison.

À suivre

lundi 29 octobre 2012

Fureur en furie (5)

 

« Tandis que bourniflaient les verchons fourgus ... », ai entamé le chapitre 3 sur la fin de ma  lecture, vendredi dernier.  

Lasse d'imaginer l'oeil glauque des vieux snoreaux qui sniquent par-dessus mon épaule lorsque je marche le long du boulevard De Gaule,  ai senti un instant quelque chose de mélassieux dans leur haleine fétide.

  C'est pire que d'entendre dans mon cou  le souffle puissant de Sandy L'Ouragane qui va foncer tout droit vers l'est, là où, se terminent, gaspésiennes, les mains de la terre.



Mais ai bien peur aussi que cette sournoise machination de la Nature pousse nos rivières hors de leurs corps.  

Et notre météo saisonnière hors de ses gonds ...

***

Pour en revenir à James Joyce. Il reprochait à ses compatriotes écrivains d'être nationalistes et de défendre une langue, l'irlandaise, parce qu'il associait à la misère, au conservatisme, à la défaite et à la pauvreté, le simple fait de la parler.

Langue irlandaise = langue française. 

Pas nécessaire de monter sur nos grands chevaux ni de faire flèche de tout bois pour voir ce que nos yeux auraient préféré ne pas voir: qu'à ce chapitre-là, il y a bel et bien effectivement un lien entre notre mentalité de porteurs d'eau bénite  et celle des Irlandais colonisés comme nous.  Ne cherchons pas midi à quatorze heures. Mais est-ce ainsi que doivent se conduire les traîtres?  Fuir comme lui son pays. À la conquête de l'exil. De l'Eldorado.

Quant à VLB, commençais à trouver le temps long. Me demandais bien si sa mère avait repris le chemin du retour vers Terrebonne, ou si elle avait décidé de déballer ses pénates et s'installer chez son fils, après les funérailles du chef de la famille. En parlerai dans la prochaine page de ce journal.

Ai lu aujourd'hui jusqu'à la page 160 ... Un fait d'armes.  

À suivre

samedi 27 octobre 2012

De découverte en découverte (4)



Hierlande, ai été beaucoup occupée à prendre des notes.   Me suis donc pas trop avancée dans ma lecture.  

« En goûtant le saumon de la connaissance ... il n’y a qu’à mettre son doigt dans la bouche pour entrer en épiphanie. »    Celle-là, enfin cette découverte était pour le moins inattendue. 

Du plus loin qu’on puisse porter son regard vers l’arrière pays de leur Histoire, les Irlandais connaissaient les nombres.  Pour nous, sans vraiment chercher à savoir, cela peut sembler anodin.  Mais pour eux cela  avait son importance.

Anodins, ceux-là?  17 (1+7=8) ;  72 (7+2=9) ; 9+8= 17

Ça reste à voir. D'ailleurs pas la peine de répondre.

Mais ...

Par contre, moins célébré, le nombre dix-huit aussi souvent présent dans les vieilles sagas irlandaises, est plus étonnant. Le nombre est formé du six multiplié trois fois. Ainsi accolés l’un sur l’autre, trois nombres six font 666, qui est le nombre de la Bête, le nombre de l’épreuve entre le bien et le mal, entre Dieu et l’homme.

Fascinant, non? Pour dire la vérité, je ne me serais pas attendue à cette révélation. Occulte à souhait.  Et ce n’est pas tout.

James Joyce a été éduqué par les pères jésuites. À une époque où l’Irlande était famélique et divisée comme jamais contre elle-même.  Hum ...!

Enfin, ca, je ne le savais pas encore ...  Mais les peuples vaincus n’ont jamais d’histoire par-devers les autres et beaucoup plus par-devers eux-mêmes.   Tout cela pour dire que je ne fais que commencer à comprendre ce qu’a voulu dire VLB quand il a évoqué  « les choses en commun » qu'ont entre eux, l’Irlande et le Québec.  

Il était tard. Ai dû fermer le bouquin là-dessus ... à la page 105.  Seulement.


À suivre

          
***

Curiosité ou Fantasme? On dit que VLB aurait trouvé un René Lévesque en Irlande.


vendredi 26 octobre 2012

Ulysse un marin d'eau douce (3)




Cet après-midi, j'ai repris ma lecture à la page 101. J'ai pris beaucoup de notes. Comme cela débordera ce post, je devrai allonger dans un post supplémentaire. Donc à venir, dans peu,  le quatrième post. 

Bon, allons-y pour ajourd'hui. Le chapitre 2 fait dans les sagas mythologiques irlandaises. C'est pas pour  me vanter, mais la décapitation massive, très à la mode à cette époque, n'a pas fait de moi une foireuse. Loin de là. j'ai passé comme un seul homme à travers les musées des horreurs, débordants de sanguinolents trophées de guerres. Que des têtes coupées. Évidemment.

Selon Victor-Lévy Beaulieu, James Joyce était le plus grand auteur du XXè siècle.  Je ne saurais dire, ne l'ayant jamais lu. Mais chose certaine,  je fais d'une pierre deux coups en lisant goulûment ce volumineux volume de VLB, qui reprend à sa façon les sagas mythologiques irlandaises racontées par J. Joyce. 

À l'origine,  en s'appropriant ainsi la lointaine Histoire des sagas de son pays, James Joyce a probablement fabulé à la manière d'Homère, ce qui en a fait ni plus ni moins l'Homère irlandais.  Un petit exemple qui le rapprocherait du grand fabulateur grec. Alors que les rois et les guerriers des sagas mythologiques irlandaises étaient forts et courageux, plus héroïques et glorieux les uns que les autres,  ce petit commentaire de VLB m'a mis la puce à l'oreille: .
« Ulysse n'est qu'un marin d'eau douce tout juste bon à regarder se neyer ses compagnons de voyage. »
Par contre, d'un autre côté, je trouve Victor-Levy Beaulieu (en tout cas, jusqu'à maintenant) tellement, comment dire, éblouissant, que je ne crois pas exagérer en le présentant comme le  ... James Joyce québécois.

Et pourquoi pas?

Je sais qu'on va me prendre pour une analphabète, une barbare, une bâtée, une ignorante, une illettrée, une incapable, une  incompétente, une inculte, une  insuffisante, une nulle. 

Enfin, bien que les sagas racontées par Joyce-Beaulieu et vice versa contenaient tant d'exagérations que cela aurait suffi à lever haut-des-coeurs à n'importe qui, croyez-le ou non, je n'ai jamais été prise d'un tel malaise. D'ailleurs, à propos d'exagérations, j'en ai relevé une ici pas piquée des vers: en parlant des contorsions du fameux chien mythologique Cuchulainn, « ses poumons et son foie vinrent flotter dans sa bouche et dans son cou. »

À suivre

***
Aujourd'hui,  la belle température invitait à la fantaisie. Soleil éclaboussant.  Ciel bleu mur-
à-mur. Pas l'ombre d'un chemtrail. Fait plutôt rare. J'ai pris quelques photos en cours de route.

Au parc Riverain BDF
Le golf de Lorraine

jeudi 25 octobre 2012

Entre Bob Morane et Unité 9 (2)




LIRE sur ARTV :  Claudia Larochelle et ses invités discutent de la littérature sous toutes ses formes, donnent des suggestions et expriment leurs points de vue.

Michelime Lanctôt  était invitée, ce soir-là. N'ai jamais compris pourquoi elle avait reçu un pile de livres de Bob Morane.  Était-ce pour meubler la bibliothèque dont elle a la charge dans UNITÉ 9 ...?

Jeune adulte. À peine sortie de l'arborescence, adorais lire du Bob Morane.  En livres de poche. Évidemment.

***

En fait aujourd'hui, suis repartie de la page 65. Encore une fois ai été prise d'une petite fébrilité en apercevant de loin le dos du gros livre vert. Debout sur la tablette. Il était encore là! Comme on dit:  «Plus fou (folle) que ça, tu meurs!»

Première phrase: «Tout flivoreux vaguent les borogoves.» Ayoye! Ça commence mal pas à peu près.

Et le mot « p e n o u i l  » (pas fenouil),  ça vous dit quelque chose? Google n'en a que pour des noms de rues, de pharmacies, de psychologues, etc. Mais pas d'explication de noms communs.

En tout cas, c'est là que VLB entreprend la traversée du désert. Du Grand Recommencement, quoi? Du début de la fin du commencement de la mythologie, enfin cette époque effroyable remplie de Dieux-Hommes et de Déesses-Femmes, sans oublier de rois plus fornicationnistes les uns que les autres, mythologie, disais-je, qui aurait trafiqué l'Histoire de l'Irlande.

Vous me suivez, j'espère. 

Enfin grâce à toutes les images explicatives qui parsèment le bouquin à toutes les deux pages, deux pages et demi, j'ai lu cet après-midi jusqu'à la page ... 101. Un autre exploit.

P.S. Comme je le disais hier, la directive de cette bibliotèque donne droit à six semaines pour lire un volume de plus de 900 pages. En moyenne, faut lire un peu plus de 183 pages par semaine pour passer à travers ce volume de 1100 pages. 

Quant à moi,  à l'allure avec laquelle j'avance dans ce gigantesque projet,  me faudra lire plus ou moins 145 pages par semaine pour en avoir terminé, mettons,   à la fin de la première semaine de décembre.

Si le Dieu Amon-Râ le veut, bien sûr!

À suivre

mercredi 24 octobre 2012

Journal VLB : Un projet gigantesque (1)

 

 

 

Description: Malgré leur différence linguistique, le Québec et l'Irlande ont beaucoup plus en commun qu'il n'y paraît. Depuis 1973, VLB interroge les deux histoires, les deux littératures, les deux patrimoines. Il a notamment trouvé un René Lévesque et un Louis-Joseph Papineau irlandais, dit-il. Préfacé par l'auteure torontoise Margaret Atwood, l'ouvrage rend aussi hommage à l'Irlandais James Joyce (1882-1941), considéré par Victor-Lévy Beaulieu comme « le plus grand écrivain du 20e siècle ».

 ***




24 octobre 2012

Ai jamais lu à ce jour d'ouvrages de Victor-Lévy Beaulieu. Homme sauvage. L'ai toujours préjugé plus rébarbatif qu'hirsute. Et vice versa. Bref, curieux personnage!

Or depuis une semaine, ai décidé d'entreprendre un gigantesque projet: lire cet ouvrage colossal fruit de 30 ans de travail, qu'a lancé l'auteur en 2006.   Au fil de ses 1100 pages, James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots explore les ressemblances et les dissemblances entre les deux territoires. Héritage catholique, familles nombreuses, conquête britannique...

À chaque marche que je prendrai sur le boulevard De Gaule, j'arrêterai à la bibliothèque de Lorraine pour lire.  À petites gorgées. À petites doses. À chaque jour suffira sa peine.

À ce jour, j'ai lu ... 65 pages. Un exploit!

Et retenu des choses drôles et des mots tellement nouveaux pour moi que je me demande s'ils sont des inventions ou des termes irlandais traduits en troispistolais ou en troispistolet (languenove parlée à Trois-Pistoles).

Ai aimé:  Ces religieuses masturbant des concombres pour que mousse le Créateur.
Et tellement plein de vérité: Or, les Juifs n'ont jamais connu la paix. 

Ai aimé: mouelle et Hierlande ainsi qu'une vieille expression comme un siau de pommes de terre. À sa place, aurais écrit un seau ou encore un sot.



En tout cas, j'aime bien lire cet ouvrage. Confortablement assise. Les pieds ballants. Les coudes bien accoudés sur une table.

Bref, un livre qui ne sort pas souvent de la bibliothèque. D'ailleurs jamais plus de six semaines à la fois. La dernière fois, c'était le 17 mai 2012.

À suivre

mardi 4 septembre 2012

Le mirage François Legault

Dans ce pamphlet assumé, Gilles Toupin met tout son zèle à démonter le programme de la Coalition avenir Québec, le parti que François Legault a fondé avec l'homme d'affaires Charles Sirois.

Le premier reproche adressé à l'ancien ministre péquiste est son abandon presque nonchalant du projet souverainiste. Mais Gilles Toupin a bien d'autres doléances. Il signale les nombreuses contradictions internes de la CAQ, que la fusion avec l'ADQ moribonde n'a fait qu'exacerber ; il critique l'application erratique par le fondateur d'Air Transat d'une philosophie managériale à l'action politique ; il dénonce, surtout, l'improvisation et la légèreté avec lesquelles le chef caquiste se propose de réformer l'État québécois. Santé, éducation, finances publiques : tout relève, selon Toupin, d'un bricolage bancal, et donc dangereux.

Les nombreux contacts de l'auteur avec d'anciens collaborateurs de François Legault l'aident à brosser un portrait politique féroce de celui qui, à une époque où le Québec a manifestement soif de changement, n'en proposerait que l'illusion.
 


Gilles
Toupin

Notice biographique


Jusqu'en 2009, Gilles Toupin a été journaliste à La Presse, où il a entre autres tenu le poste de chef du bureau d'Ottawa. Dans la foulée de la commission Gomery, il a publié Le déshonneur des libéraux. Le scandale des commandites (VLB, 2006). Proche du Parti Québécois et des milieux souverainistes, il a mené avec Gilles Duceppe une série d'entretiens parus en 2010 chez Richard Vézina éditeur.

Chez Archambault, 
Sainte-Dorothé, 
Laval 

***

Ce que j'en pense

Jean Charest avait bien raison de nous mettre en garde contre François Legault,  durant la dernière campagne électorale. L'homme n'est pas fiable ...

mardi 31 juillet 2012

George Orwell 1984


 Honte à moi, j’ai détesté ce livre. Adjectif pour ce livre : lugubre, sombre et ténébreux Un grand classique, difficile à trouver à la bibliothèque de mon quartier, car je devais l’attendre plusieurs jours avec toutes ses réservations. 

 La lenteur du début de l’histoire m’a souvent donné l’envie de le refermer à tout jamais. Pourtant, ce livre de fiction écrit à la fin des années 50 nous donne quand même des points communs face à notre avenir en établissant la menace de Big Brother que nous vivons présentement, mais j’aurais bien aimé y retrouver une histoire intéressante ce qui n’est pas le cas. Finalement, je l’ai lu du début à la fin et je suis restée sur ma première impression…..plate…plate….plate.

Pourtant, plusieurs lecteurs crient au génie. 
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/328 1984 de George Orwell 
 Catégorie(s) : Littérature => Horreur, SF et Fantastique , Littérature => Les classiques La note: Moyenne des notes : (basée sur 93 avis) Cote pondérée : (16ème position). Discussion(s) : 6 (Voir ») Visites : 15 541 (depuis Novembre 2007) Instructif et utile "1984" est la vision qu'a Orwell d’un monde futur possible. 

C'est la dictature la plus puissante jamais créée ! À aucun moment de sa vie, le citoyen n’échappe aux yeux et aux oreilles du pouvoir en place. La presse est totalement contrôlée, la radio ne connaît que le poste unique et elle est diffusée partout. Ces deux supports ne font que répandre et répéter à longueur de journée les bases essentielles de " la pensée unique ".

Les enfants, embrigadés dès leur naissance, sont les meilleurs espions du parti et de " la pensée unique ". Ils dénoncent leurs propres parents dont ils auraient pu surprendre une conversation. 

 Chaque étape de la vie est contrôlée et la Police de la Pensée règne partout. Le pouvoir s'appelle " Big Brother ". Le monde ne ressemble plus en rien à ce que nous connaissons. Il est divisé en trois grandes parties : il y a l’Europe qui englobe tout depuis la mer du Nord jusqu’aux frontières de l’Asie. Elle inclut donc la totalité de la Russie. Puis il y a le continent américain dans sa totalité, depuis le sommet de l’Alaska jusqu'au bout de l’Argentine. Le troisième bloc se compose des pays d'Asie. Quant au continent africain, il n’est qu'un énorme réservoir de main-d'œuvre occasionnelle pour chacun des trois blocs.

De temps à autre, ces blocs se heurtent sur ce continent pour des problèmes de réserves de matières premières. Le monde est clos, on ne voyage pas d’un continent à l'autre, ni d'un pays à l'autre sans avoir à faire des démarches sans fin. Wilson, un jeune homme perdu dans cette masse, tente de penser par lui-même, d'établir des contacts avec d'autres, hommes ou femmes, qui auraient le même désir que lui. 

Ce qui l’a fait basculer dans une opposition, c'est le fait d'avoir exprimé des idées dans sa tête et surtout de tenir un carnet. Il écrit : " Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort. " 

Orwell donne une forme d’avertissement aux populations futures quand il écrit qu’il est très facile d'imposer n'importe quoi à des populations totalement incapables de comprendre ce qu’on leur dit ou leur demande. 

Une population qui ne connaît pas son histoire, qui ne se tient pas au courant, qui ne suit rien, est une population en danger de liberté ! La connaissance est la meilleure gardienne des valeurs humaines, c’est elle qui empêche d'accepter pour vrai n’importe quoi. 

Lolo

samedi 14 juillet 2012

Mon coup de coeur de l'été



Oyez oyez gentes dames et beaux damoiseaux !
Oïl, s’il plaît à Dieu, je vous suggère ce livre, un vrai Plaisement.
Mon coup de cœur de l’été.
La bibliothèque municipale m’a permis de lire ce livre tout à fait remarquable. 
L'apothicaire de Henri Loevenbruck
Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques



Un grand livre

A Paris, sous Philippe le Bel, vivait un maître apothicaire de génie nommé Andréas Saint Loup. Cet homme découvrit un jour dans sa boutique une porte menant vers une pièce dont il ignorait l'existence, et cet événement ainsi que certaines circonstances de sa vie l'amenèrent à un long voyage initiatique, vers Compostelle et le mont Sinaï, mais surtout vers lui-même, à la rencontre de son maître intérieur.

Je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer l'histoire brillamment racontée par Henri Loevenbruck qui signe ici ce qui est peut-être son meilleur roman. L'auteur aurait pu se contenter de surfer sur la vague du thriller où il excelle, mais il s'est lancé le défi de faire quelque chose de tout à fait nouveau pour lui, et il a brillamment remporté son pari, emportant l'adhésion du lecteur, aussi exigeant soit-il.

Il pousse l'élégance du style jusqu'à utiliser le langage un peu daté des romans anciens, en employant des mots peu usités de nos jours, comme "oncques", "icelle", mais il n'est nul besoin d'avoir un dictionnaire à ses côtés, le livre est parfaitement compréhensible pour un homme moyennement cultivé.

Il y a de l'Umberto Eco et du Ken Follett dans ce remarquable roman: on y trouve à la fois l'érudition du premier ainsi que la fraîcheur et l'art narratif du second. On y trouve surtout un Henri Loevenbruck complètement inattendu, au style raffiné et élégant, bien éloigné des romans à suspense qui ont fait sa réputation.

C'est aussi ce qu'on appelle un "page-turner", il est extrêmement difficile de déposer le livre pour vaquer à ses occupations, mais contrairement à certains succès de librairie, c'est un livre extraordinairement bien construit, passionnant et qui témoigne d'une culture impressionnante.

Un coup de coeur absolu.


Lolo

mercredi 4 juillet 2012

Le testament des abeilles




Un livre qui se lit d’une traite.
J’adore les romans qui nous attirent  dès la première page à le poursuivre dans son histoire et celui-là en fait partie.
Le testament des abeilles, de Natacha Calestrémé (chronique 2)
Une chronique de Cassiopée.

Umberto Eco a utilisé le pendule de Foucault, Dan Brown, la Cène, Natacha Calestrémé, elle, se sert de Terminator … Quoi ? Un film de science-fiction dans un roman policier ?

Non, Terminator, l’autre ….

Les technologies, surnommées « terminator », sont des technologies utilisées pour restreindre la réutilisation de plantes génétiquement modifiées, en rendant les graines de seconde génération stériles.

À partir de cette donnée scientifique, elle va construire une intrigue haletante oscillant entre enquête policière et plaidoyer pour la planète, assortie de quelques excellentes réflexions sur le rapport de l’homme à la nature.

Bien documentée, elle sait nous intriguer et nous attirer dans la toile de son histoire, nous poussant tour à tour à nous intéresser aux personnages, aux abeilles, aux plantes, à la nature, aux prophéties, à l’Homme … obligeant les curieuses, comme moi à aller plus loin pour essayer de se renseigner à leur tour, pour voir si, finalement, ce qui est évoqué ne contient pas une part de vérité, même toute petite ….

Le récit est varié, alternant les passages où le personnage principal (un enquêteur : Clivel) s’exprime en s’adressant de temps à autre aux lecteurs (« à vous, je peux le dire … ») avec ceux, plus rares qui sont en mode narratif à la troisième personne. Les apports scientifiques sont très astucieusement intégrés à l’intrigue sans que jamais cela ne passe pour une démonstration ou un savoir que l’on veut absolument glisser dans le texte. 

La personnalité des protagonistes est fouillée, recherchée. Les indices permettant de mieux les appréhender, distillés petit à petit. L’auteur ne s’appesantit pas sur tel ou tel trait de caractère, mais fournit une étude de chacun approfondie, assez complète et intéressante nous permettant de comprendre non seulement le comportement des personnages, mais aussi leur évolution dans la vie. 

L’écriture est de qualité, d’autant plus travaillée que, dans le roman, c’est un homme qui s’exprime et que l’intrigue est écrite par une femme. Natacha Calestrémé a su faire face à cette difficulté avec brio et s’est parfaitement glissée dans la peau de Clivel.

Les phrases sont bien construites, certaines, très courtes, soient dépourvues de verbes, le plus souvent pour insister sur une vérité biologique.

« Chacune des branches avait son propre génome. Un être pluriel. »

Les descriptions sont très visuelles et bien menées, nous permettant d’imaginer sans peine les scènes évoquées.

Le vocabulaire plus scientifique ne fait jamais dans l’étalage et de ce fait le propos reste captivant sans lasser.

Un des personnages principaux de ce livre est donc Clivel. Un policier très humain, pas du tout irréprochable (chez certains, c’est l’appel de la chair …. chez lui, c’est celui du grain de peau …), tenace, prêt à tricher un peu pour obtenir de quoi avancer dans ses recherches (en prenant des risques), n’ayant, malheureusement pas réglé ses comptes avec un passé qui lui semble lourd à porter, ne sachant pas toujours ce qu’il veut vraiment. Un homme qui se cherche, qui cherche … Un homme attachant, tant il pourrait être un de nos familiers …

Il y a aussi cet homme de l’ombre qui apparaît peu, communiquant avec un thérapeute consultant par internet. Cet individu est un mystère, il se dévoile à peine un peu plus à chaque entretien « en ligne » nous laissant sur notre « faim » et faisant planer un sentiment de malaise … J’aurais souhaité que ces « causeries » soient plus nombreuses, mais peut-être était-ce suffisant pour maintenir mon esprit en alerte à chacune des interviews ? Qui sait, trop m’aurait peut-être lassée ?

Il ne faut pas que le côté « sciences et nature » vous rebute et que vous ne tentiez pas l’expérience de lire cet opus. Au contraire, c’est une réelle découverte. Tout est dosé avec habileté pour que les amateurs de romans policiers restent « pris » dans les tenailles de l’intrigue et que ceux qui auraient été intrigués par le titre s’y retrouvent aussi …..
Cassiopée


 Présentation de l'éditeur

Brusquement pris de démence, un homme sans histoire massacre sa famille avant de se suicider ; les habitants d’un petit immeuble du XIIIe sont décimés par un mal inexplicable… En quelques jours, une véritable hécatombe s’est abattue sur Paris et 26 adultes et 15 enfants ont trouvé la mort. Aucun lien apparent entre ces drames, sauf peut-être le dessin d’une fleur de lotus (symbole de pureté), retrouvé chaque fois à proximité des lieux. Secte, terrorisme, sadique, rien ne semble coller… jusqu’à ce que le major Yoann Clivel découvre un texte prophétique, écrit quatre ans plus tôt par un certain « Moine aux abeilles » et annonçant l’arrivée d’un élu : « L’année 1 du deuxième millénaire, l’enfant éclairé de réponses croisera l’ombre, en une folie meurtrière… ». Ce «testament» énigmatique servirait-il de fil conducteur à un hypothétique assassin ?



Lolo