mercredi 31 octobre 2012

Un enfant souvent dans la lune (7)




 « Dans le moment présent, à quoi occupes-tu ton intérieur de tête?  Trop échevelé en pensée pour savoir comment s’orienter dans la réalité », a dit sa mère.

Sa mère l'avait tricoté. Elle devait bien le connaître. 


Elle n'avait pas tricoté que celui-là, la pauvre femme. Eh bien, non. Parmi les onze autres enfants, il y a eu Félix.  Loin d'être un phénix, on l'appelait Tarzanette.  « Si maigre, mais de gros testicules et une grosse queue qu'il était toujours en train de caresser par la poche trouée de sa culotte. »

Hierlande: ai atteint la deux centième page ...  Ne m'en reste plus que 900.

***


Sandy «  la jeune mariée de Frankestorm » a fait une entrée remarquée dans les terres dans la nuit du 29 au 30 octobre.   Sa robe nuptiale était si étendue qu'elle couvrait quasiment toute la côte Est d'Adamérique.

Les dégâts sont importants et déjà 42 morts sont à déplorer dont 18 pour la ville de New-York. 

Tous les quartiers sud de Manhattan se retrouvent sous les eaux crevés de la mariée enceinte avant terme, de même que certaines parties de Brooklyn, et le métro est en partie inondé.  

C'est la première fois, en 108 ans d'existence, que le métro new-yorkais fait face à un tel désastre.

Sandy a  touché le sud du Québec (Canada) et notamment Ottawa et Montréal avec des vents relativement faibles.  Et que des averses isolées. Bref, goutte après goutte ...de pluie. 

Pendant qu'ici, dans le Bas-Canada, très très loin de l'Irlande, c'est le bordel-à-bras de la corruption. Le coffre-fort d’Union Montréal, (le parti du maire Tremblay),  débordait tellement d’argent comptant, que cela a obligé le parti à s’en procurer un plus gros.


À suivre.  

mardi 30 octobre 2012

Pendant qu'un vent effroyable soufflait (6)



« Quand les idées prennent forme, ça s’appelle des échoueries. »

Pendant qu'un vent effroyable soufflait du sud au  nord de ce continent maudit ...

L'Amérique.


Dans tout ce fatras historique qui lie les deux entités chacune de leur bord de l'Atlantide, leurs mains tendues et velues se sont rejointes par delà chacun leurs puissants golfes maritimes. 

Tandis que l'Irlande, toute empourprée du sang glorieux de sa lointaine mythologie a de quoi être fière, la Nouvelle-France, elle, n'est pas une mythologie,   loin de là, mais  la terre de Caïn qu'ont portée nos fiers-à-bras ancestraux à bout de bras. À tour de bras.  

On n'a pas les héros dont on rêve. Mais seulement les héros qu'on peut. 

Sauf que dans les deux cas, il n'y avait pas plus péché à tuer un Irlandais, un Canadien français ou encore un vilain Indien qu'un chien. Sur ordre des rois et reines d'Angleterre.  

***

Alors voilà. C'est l'Angleterre qui a fait penser VLB à sa mère dans ce troisième chapitre. Mer-patrie. Marâtre et castrante.  Qui avait l'oeil bleu et sans pitié des prêtres de la Sainte-Inquisition. 

VLB ne veut pas vivre avec sa mère chez lui.  Ni l'avoir ni la voir près de lui. 

« Ne suis qu’un homme seul et ensauvagé.  »

Il a bien raison.

À suivre

lundi 29 octobre 2012

Fureur en furie (5)

 

« Tandis que bourniflaient les verchons fourgus ... », ai entamé le chapitre 3 sur la fin de ma  lecture, vendredi dernier.  

Lasse d'imaginer l'oeil glauque des vieux snoreaux qui sniquent par-dessus mon épaule lorsque je marche le long du boulevard De Gaule,  ai senti un instant quelque chose de mélassieux dans leur haleine fétide.

  C'est pire que d'entendre dans mon cou  le souffle puissant de Sandy L'Ouragane qui va foncer tout droit vers l'est, là où, se terminent, gaspésiennes, les mains de la terre.



Mais ai bien peur aussi que cette sournoise machination de la Nature pousse nos rivières hors de leurs corps.  

Et notre météo saisonnière hors de ses gonds ...

***

Pour en revenir à James Joyce. Il reprochait à ses compatriotes écrivains d'être nationalistes et de défendre une langue, l'irlandaise, parce qu'il associait à la misère, au conservatisme, à la défaite et à la pauvreté, le simple fait de la parler.

Langue irlandaise = langue française. 

Pas nécessaire de monter sur nos grands chevaux ni de faire flèche de tout bois pour voir ce que nos yeux auraient préféré ne pas voir: qu'à ce chapitre-là, il y a bel et bien effectivement un lien entre notre mentalité de porteurs d'eau bénite  et celle des Irlandais colonisés comme nous.  Ne cherchons pas midi à quatorze heures. Mais est-ce ainsi que doivent se conduire les traîtres?  Fuir comme lui son pays. À la conquête de l'exil. De l'Eldorado.

Quant à VLB, commençais à trouver le temps long. Me demandais bien si sa mère avait repris le chemin du retour vers Terrebonne, ou si elle avait décidé de déballer ses pénates et s'installer chez son fils, après les funérailles du chef de la famille. En parlerai dans la prochaine page de ce journal.

Ai lu aujourd'hui jusqu'à la page 160 ... Un fait d'armes.  

À suivre

samedi 27 octobre 2012

De découverte en découverte (4)



Hierlande, ai été beaucoup occupée à prendre des notes.   Me suis donc pas trop avancée dans ma lecture.  

« En goûtant le saumon de la connaissance ... il n’y a qu’à mettre son doigt dans la bouche pour entrer en épiphanie. »    Celle-là, enfin cette découverte était pour le moins inattendue. 

Du plus loin qu’on puisse porter son regard vers l’arrière pays de leur Histoire, les Irlandais connaissaient les nombres.  Pour nous, sans vraiment chercher à savoir, cela peut sembler anodin.  Mais pour eux cela  avait son importance.

Anodins, ceux-là?  17 (1+7=8) ;  72 (7+2=9) ; 9+8= 17

Ça reste à voir. D'ailleurs pas la peine de répondre.

Mais ...

Par contre, moins célébré, le nombre dix-huit aussi souvent présent dans les vieilles sagas irlandaises, est plus étonnant. Le nombre est formé du six multiplié trois fois. Ainsi accolés l’un sur l’autre, trois nombres six font 666, qui est le nombre de la Bête, le nombre de l’épreuve entre le bien et le mal, entre Dieu et l’homme.

Fascinant, non? Pour dire la vérité, je ne me serais pas attendue à cette révélation. Occulte à souhait.  Et ce n’est pas tout.

James Joyce a été éduqué par les pères jésuites. À une époque où l’Irlande était famélique et divisée comme jamais contre elle-même.  Hum ...!

Enfin, ca, je ne le savais pas encore ...  Mais les peuples vaincus n’ont jamais d’histoire par-devers les autres et beaucoup plus par-devers eux-mêmes.   Tout cela pour dire que je ne fais que commencer à comprendre ce qu’a voulu dire VLB quand il a évoqué  « les choses en commun » qu'ont entre eux, l’Irlande et le Québec.  

Il était tard. Ai dû fermer le bouquin là-dessus ... à la page 105.  Seulement.


À suivre

          
***

Curiosité ou Fantasme? On dit que VLB aurait trouvé un René Lévesque en Irlande.


vendredi 26 octobre 2012

Ulysse un marin d'eau douce (3)




Cet après-midi, j'ai repris ma lecture à la page 101. J'ai pris beaucoup de notes. Comme cela débordera ce post, je devrai allonger dans un post supplémentaire. Donc à venir, dans peu,  le quatrième post. 

Bon, allons-y pour ajourd'hui. Le chapitre 2 fait dans les sagas mythologiques irlandaises. C'est pas pour  me vanter, mais la décapitation massive, très à la mode à cette époque, n'a pas fait de moi une foireuse. Loin de là. j'ai passé comme un seul homme à travers les musées des horreurs, débordants de sanguinolents trophées de guerres. Que des têtes coupées. Évidemment.

Selon Victor-Lévy Beaulieu, James Joyce était le plus grand auteur du XXè siècle.  Je ne saurais dire, ne l'ayant jamais lu. Mais chose certaine,  je fais d'une pierre deux coups en lisant goulûment ce volumineux volume de VLB, qui reprend à sa façon les sagas mythologiques irlandaises racontées par J. Joyce. 

À l'origine,  en s'appropriant ainsi la lointaine Histoire des sagas de son pays, James Joyce a probablement fabulé à la manière d'Homère, ce qui en a fait ni plus ni moins l'Homère irlandais.  Un petit exemple qui le rapprocherait du grand fabulateur grec. Alors que les rois et les guerriers des sagas mythologiques irlandaises étaient forts et courageux, plus héroïques et glorieux les uns que les autres,  ce petit commentaire de VLB m'a mis la puce à l'oreille: .
« Ulysse n'est qu'un marin d'eau douce tout juste bon à regarder se neyer ses compagnons de voyage. »
Par contre, d'un autre côté, je trouve Victor-Levy Beaulieu (en tout cas, jusqu'à maintenant) tellement, comment dire, éblouissant, que je ne crois pas exagérer en le présentant comme le  ... James Joyce québécois.

Et pourquoi pas?

Je sais qu'on va me prendre pour une analphabète, une barbare, une bâtée, une ignorante, une illettrée, une incapable, une  incompétente, une inculte, une  insuffisante, une nulle. 

Enfin, bien que les sagas racontées par Joyce-Beaulieu et vice versa contenaient tant d'exagérations que cela aurait suffi à lever haut-des-coeurs à n'importe qui, croyez-le ou non, je n'ai jamais été prise d'un tel malaise. D'ailleurs, à propos d'exagérations, j'en ai relevé une ici pas piquée des vers: en parlant des contorsions du fameux chien mythologique Cuchulainn, « ses poumons et son foie vinrent flotter dans sa bouche et dans son cou. »

À suivre

***
Aujourd'hui,  la belle température invitait à la fantaisie. Soleil éclaboussant.  Ciel bleu mur-
à-mur. Pas l'ombre d'un chemtrail. Fait plutôt rare. J'ai pris quelques photos en cours de route.

Au parc Riverain BDF
Le golf de Lorraine

jeudi 25 octobre 2012

Entre Bob Morane et Unité 9 (2)




LIRE sur ARTV :  Claudia Larochelle et ses invités discutent de la littérature sous toutes ses formes, donnent des suggestions et expriment leurs points de vue.

Michelime Lanctôt  était invitée, ce soir-là. N'ai jamais compris pourquoi elle avait reçu un pile de livres de Bob Morane.  Était-ce pour meubler la bibliothèque dont elle a la charge dans UNITÉ 9 ...?

Jeune adulte. À peine sortie de l'arborescence, adorais lire du Bob Morane.  En livres de poche. Évidemment.

***

En fait aujourd'hui, suis repartie de la page 65. Encore une fois ai été prise d'une petite fébrilité en apercevant de loin le dos du gros livre vert. Debout sur la tablette. Il était encore là! Comme on dit:  «Plus fou (folle) que ça, tu meurs!»

Première phrase: «Tout flivoreux vaguent les borogoves.» Ayoye! Ça commence mal pas à peu près.

Et le mot « p e n o u i l  » (pas fenouil),  ça vous dit quelque chose? Google n'en a que pour des noms de rues, de pharmacies, de psychologues, etc. Mais pas d'explication de noms communs.

En tout cas, c'est là que VLB entreprend la traversée du désert. Du Grand Recommencement, quoi? Du début de la fin du commencement de la mythologie, enfin cette époque effroyable remplie de Dieux-Hommes et de Déesses-Femmes, sans oublier de rois plus fornicationnistes les uns que les autres, mythologie, disais-je, qui aurait trafiqué l'Histoire de l'Irlande.

Vous me suivez, j'espère. 

Enfin grâce à toutes les images explicatives qui parsèment le bouquin à toutes les deux pages, deux pages et demi, j'ai lu cet après-midi jusqu'à la page ... 101. Un autre exploit.

P.S. Comme je le disais hier, la directive de cette bibliotèque donne droit à six semaines pour lire un volume de plus de 900 pages. En moyenne, faut lire un peu plus de 183 pages par semaine pour passer à travers ce volume de 1100 pages. 

Quant à moi,  à l'allure avec laquelle j'avance dans ce gigantesque projet,  me faudra lire plus ou moins 145 pages par semaine pour en avoir terminé, mettons,   à la fin de la première semaine de décembre.

Si le Dieu Amon-Râ le veut, bien sûr!

À suivre

mercredi 24 octobre 2012

Journal VLB : Un projet gigantesque (1)

 

 

 

Description: Malgré leur différence linguistique, le Québec et l'Irlande ont beaucoup plus en commun qu'il n'y paraît. Depuis 1973, VLB interroge les deux histoires, les deux littératures, les deux patrimoines. Il a notamment trouvé un René Lévesque et un Louis-Joseph Papineau irlandais, dit-il. Préfacé par l'auteure torontoise Margaret Atwood, l'ouvrage rend aussi hommage à l'Irlandais James Joyce (1882-1941), considéré par Victor-Lévy Beaulieu comme « le plus grand écrivain du 20e siècle ».

 ***




24 octobre 2012

Ai jamais lu à ce jour d'ouvrages de Victor-Lévy Beaulieu. Homme sauvage. L'ai toujours préjugé plus rébarbatif qu'hirsute. Et vice versa. Bref, curieux personnage!

Or depuis une semaine, ai décidé d'entreprendre un gigantesque projet: lire cet ouvrage colossal fruit de 30 ans de travail, qu'a lancé l'auteur en 2006.   Au fil de ses 1100 pages, James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots explore les ressemblances et les dissemblances entre les deux territoires. Héritage catholique, familles nombreuses, conquête britannique...

À chaque marche que je prendrai sur le boulevard De Gaule, j'arrêterai à la bibliothèque de Lorraine pour lire.  À petites gorgées. À petites doses. À chaque jour suffira sa peine.

À ce jour, j'ai lu ... 65 pages. Un exploit!

Et retenu des choses drôles et des mots tellement nouveaux pour moi que je me demande s'ils sont des inventions ou des termes irlandais traduits en troispistolais ou en troispistolet (languenove parlée à Trois-Pistoles).

Ai aimé:  Ces religieuses masturbant des concombres pour que mousse le Créateur.
Et tellement plein de vérité: Or, les Juifs n'ont jamais connu la paix. 

Ai aimé: mouelle et Hierlande ainsi qu'une vieille expression comme un siau de pommes de terre. À sa place, aurais écrit un seau ou encore un sot.



En tout cas, j'aime bien lire cet ouvrage. Confortablement assise. Les pieds ballants. Les coudes bien accoudés sur une table.

Bref, un livre qui ne sort pas souvent de la bibliothèque. D'ailleurs jamais plus de six semaines à la fois. La dernière fois, c'était le 17 mai 2012.

À suivre

mardi 4 septembre 2012

Le mirage François Legault

Dans ce pamphlet assumé, Gilles Toupin met tout son zèle à démonter le programme de la Coalition avenir Québec, le parti que François Legault a fondé avec l'homme d'affaires Charles Sirois.

Le premier reproche adressé à l'ancien ministre péquiste est son abandon presque nonchalant du projet souverainiste. Mais Gilles Toupin a bien d'autres doléances. Il signale les nombreuses contradictions internes de la CAQ, que la fusion avec l'ADQ moribonde n'a fait qu'exacerber ; il critique l'application erratique par le fondateur d'Air Transat d'une philosophie managériale à l'action politique ; il dénonce, surtout, l'improvisation et la légèreté avec lesquelles le chef caquiste se propose de réformer l'État québécois. Santé, éducation, finances publiques : tout relève, selon Toupin, d'un bricolage bancal, et donc dangereux.

Les nombreux contacts de l'auteur avec d'anciens collaborateurs de François Legault l'aident à brosser un portrait politique féroce de celui qui, à une époque où le Québec a manifestement soif de changement, n'en proposerait que l'illusion.
 


Gilles
Toupin

Notice biographique


Jusqu'en 2009, Gilles Toupin a été journaliste à La Presse, où il a entre autres tenu le poste de chef du bureau d'Ottawa. Dans la foulée de la commission Gomery, il a publié Le déshonneur des libéraux. Le scandale des commandites (VLB, 2006). Proche du Parti Québécois et des milieux souverainistes, il a mené avec Gilles Duceppe une série d'entretiens parus en 2010 chez Richard Vézina éditeur.

Chez Archambault, 
Sainte-Dorothé, 
Laval 

***

Ce que j'en pense

Jean Charest avait bien raison de nous mettre en garde contre François Legault,  durant la dernière campagne électorale. L'homme n'est pas fiable ...

mardi 31 juillet 2012

George Orwell 1984


 Honte à moi, j’ai détesté ce livre. Adjectif pour ce livre : lugubre, sombre et ténébreux Un grand classique, difficile à trouver à la bibliothèque de mon quartier, car je devais l’attendre plusieurs jours avec toutes ses réservations. 

 La lenteur du début de l’histoire m’a souvent donné l’envie de le refermer à tout jamais. Pourtant, ce livre de fiction écrit à la fin des années 50 nous donne quand même des points communs face à notre avenir en établissant la menace de Big Brother que nous vivons présentement, mais j’aurais bien aimé y retrouver une histoire intéressante ce qui n’est pas le cas. Finalement, je l’ai lu du début à la fin et je suis restée sur ma première impression…..plate…plate….plate.

Pourtant, plusieurs lecteurs crient au génie. 
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/328 1984 de George Orwell 
 Catégorie(s) : Littérature => Horreur, SF et Fantastique , Littérature => Les classiques La note: Moyenne des notes : (basée sur 93 avis) Cote pondérée : (16ème position). Discussion(s) : 6 (Voir ») Visites : 15 541 (depuis Novembre 2007) Instructif et utile "1984" est la vision qu'a Orwell d’un monde futur possible. 

C'est la dictature la plus puissante jamais créée ! À aucun moment de sa vie, le citoyen n’échappe aux yeux et aux oreilles du pouvoir en place. La presse est totalement contrôlée, la radio ne connaît que le poste unique et elle est diffusée partout. Ces deux supports ne font que répandre et répéter à longueur de journée les bases essentielles de " la pensée unique ".

Les enfants, embrigadés dès leur naissance, sont les meilleurs espions du parti et de " la pensée unique ". Ils dénoncent leurs propres parents dont ils auraient pu surprendre une conversation. 

 Chaque étape de la vie est contrôlée et la Police de la Pensée règne partout. Le pouvoir s'appelle " Big Brother ". Le monde ne ressemble plus en rien à ce que nous connaissons. Il est divisé en trois grandes parties : il y a l’Europe qui englobe tout depuis la mer du Nord jusqu’aux frontières de l’Asie. Elle inclut donc la totalité de la Russie. Puis il y a le continent américain dans sa totalité, depuis le sommet de l’Alaska jusqu'au bout de l’Argentine. Le troisième bloc se compose des pays d'Asie. Quant au continent africain, il n’est qu'un énorme réservoir de main-d'œuvre occasionnelle pour chacun des trois blocs.

De temps à autre, ces blocs se heurtent sur ce continent pour des problèmes de réserves de matières premières. Le monde est clos, on ne voyage pas d’un continent à l'autre, ni d'un pays à l'autre sans avoir à faire des démarches sans fin. Wilson, un jeune homme perdu dans cette masse, tente de penser par lui-même, d'établir des contacts avec d'autres, hommes ou femmes, qui auraient le même désir que lui. 

Ce qui l’a fait basculer dans une opposition, c'est le fait d'avoir exprimé des idées dans sa tête et surtout de tenir un carnet. Il écrit : " Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort.

Orwell donne une forme d’avertissement aux populations futures quand il écrit qu’il est très facile d'imposer n'importe quoi à des populations totalement incapables de comprendre ce qu’on leur dit ou leur demande. 

Une population qui ne connaît pas son histoire, qui ne se tient pas au courant, qui ne suit rien, est une population en danger de liberté ! La connaissance est la meilleure gardienne des valeurs humaines, c’est elle qui empêche d'accepter pour vrai n’importe quoi. 

Lolo

samedi 14 juillet 2012

Mon coup de coeur de l'été



Oyez oyez gentes dames et beaux damoiseaux !
Oïl, s’il plaît à Dieu, je vous suggère ce livre, un vrai Plaisement.
Mon coup de cœur de l’été.
La bibliothèque municipale m’a permis de lire ce livre tout à fait remarquable. 
L'apothicaire de Henri Loevenbruck
Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques



Un grand livre

A Paris, sous Philippe le Bel, vivait un maître apothicaire de génie nommé Andréas Saint Loup. Cet homme découvrit un jour dans sa boutique une porte menant vers une pièce dont il ignorait l'existence, et cet événement ainsi que certaines circonstances de sa vie l'amenèrent à un long voyage initiatique, vers Compostelle et le mont Sinaï, mais surtout vers lui-même, à la rencontre de son maître intérieur.

Je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer l'histoire brillamment racontée par Henri Loevenbruck qui signe ici ce qui est peut-être son meilleur roman. L'auteur aurait pu se contenter de surfer sur la vague du thriller où il excelle, mais il s'est lancé le défi de faire quelque chose de tout à fait nouveau pour lui, et il a brillamment remporté son pari, emportant l'adhésion du lecteur, aussi exigeant soit-il.

Il pousse l'élégance du style jusqu'à utiliser le langage un peu daté des romans anciens, en employant des mots peu usités de nos jours, comme "oncques", "icelle", mais il n'est nul besoin d'avoir un dictionnaire à ses côtés, le livre est parfaitement compréhensible pour un homme moyennement cultivé.

Il y a de l'Umberto Eco et du Ken Follett dans ce remarquable roman: on y trouve à la fois l'érudition du premier ainsi que la fraîcheur et l'art narratif du second. On y trouve surtout un Henri Loevenbruck complètement inattendu, au style raffiné et élégant, bien éloigné des romans à suspense qui ont fait sa réputation.

C'est aussi ce qu'on appelle un "page-turner", il est extrêmement difficile de déposer le livre pour vaquer à ses occupations, mais contrairement à certains succès de librairie, c'est un livre extraordinairement bien construit, passionnant et qui témoigne d'une culture impressionnante.

Un coup de coeur absolu.


Lolo

mercredi 4 juillet 2012

Le testament des abeilles




Un livre qui se lit d’une traite.
J’adore les romans qui nous attirent  dès la première page à le poursuivre dans son histoire et celui-là en fait partie.
Le testament des abeilles, de Natacha Calestrémé (chronique 2)
Une chronique de Cassiopée.

Umberto Eco a utilisé le pendule de Foucault, Dan Brown, la Cène, Natacha Calestrémé, elle, se sert de Terminator … Quoi ? Un film de science-fiction dans un roman policier ?

Non, Terminator, l’autre ….

Les technologies, surnommées « terminator », sont des technologies utilisées pour restreindre la réutilisation de plantes génétiquement modifiées, en rendant les graines de seconde génération stériles.

À partir de cette donnée scientifique, elle va construire une intrigue haletante oscillant entre enquête policière et plaidoyer pour la planète, assortie de quelques excellentes réflexions sur le rapport de l’homme à la nature.

Bien documentée, elle sait nous intriguer et nous attirer dans la toile de son histoire, nous poussant tour à tour à nous intéresser aux personnages, aux abeilles, aux plantes, à la nature, aux prophéties, à l’Homme … obligeant les curieuses, comme moi à aller plus loin pour essayer de se renseigner à leur tour, pour voir si, finalement, ce qui est évoqué ne contient pas une part de vérité, même toute petite ….

Le récit est varié, alternant les passages où le personnage principal (un enquêteur : Clivel) s’exprime en s’adressant de temps à autre aux lecteurs (« à vous, je peux le dire … ») avec ceux, plus rares qui sont en mode narratif à la troisième personne. Les apports scientifiques sont très astucieusement intégrés à l’intrigue sans que jamais cela ne passe pour une démonstration ou un savoir que l’on veut absolument glisser dans le texte. 

La personnalité des protagonistes est fouillée, recherchée. Les indices permettant de mieux les appréhender, distillés petit à petit. L’auteur ne s’appesantit pas sur tel ou tel trait de caractère, mais fournit une étude de chacun approfondie, assez complète et intéressante nous permettant de comprendre non seulement le comportement des personnages, mais aussi leur évolution dans la vie. 

L’écriture est de qualité, d’autant plus travaillée que, dans le roman, c’est un homme qui s’exprime et que l’intrigue est écrite par une femme. Natacha Calestrémé a su faire face à cette difficulté avec brio et s’est parfaitement glissée dans la peau de Clivel.

Les phrases sont bien construites, certaines, très courtes, soient dépourvues de verbes, le plus souvent pour insister sur une vérité biologique.

« Chacune des branches avait son propre génome. Un être pluriel. »

Les descriptions sont très visuelles et bien menées, nous permettant d’imaginer sans peine les scènes évoquées.

Le vocabulaire plus scientifique ne fait jamais dans l’étalage et de ce fait le propos reste captivant sans lasser.

Un des personnages principaux de ce livre est donc Clivel. Un policier très humain, pas du tout irréprochable (chez certains, c’est l’appel de la chair …. chez lui, c’est celui du grain de peau …), tenace, prêt à tricher un peu pour obtenir de quoi avancer dans ses recherches (en prenant des risques), n’ayant, malheureusement pas réglé ses comptes avec un passé qui lui semble lourd à porter, ne sachant pas toujours ce qu’il veut vraiment. Un homme qui se cherche, qui cherche … Un homme attachant, tant il pourrait être un de nos familiers …

Il y a aussi cet homme de l’ombre qui apparaît peu, communiquant avec un thérapeute consultant par internet. Cet individu est un mystère, il se dévoile à peine un peu plus à chaque entretien « en ligne » nous laissant sur notre « faim » et faisant planer un sentiment de malaise … J’aurais souhaité que ces « causeries » soient plus nombreuses, mais peut-être était-ce suffisant pour maintenir mon esprit en alerte à chacune des interviews ? Qui sait, trop m’aurait peut-être lassée ?

Il ne faut pas que le côté « sciences et nature » vous rebute et que vous ne tentiez pas l’expérience de lire cet opus. Au contraire, c’est une réelle découverte. Tout est dosé avec habileté pour que les amateurs de romans policiers restent « pris » dans les tenailles de l’intrigue et que ceux qui auraient été intrigués par le titre s’y retrouvent aussi …..
Cassiopée


 Présentation de l'éditeur

Brusquement pris de démence, un homme sans histoire massacre sa famille avant de se suicider ; les habitants d’un petit immeuble du XIIIe sont décimés par un mal inexplicable… En quelques jours, une véritable hécatombe s’est abattue sur Paris et 26 adultes et 15 enfants ont trouvé la mort. Aucun lien apparent entre ces drames, sauf peut-être le dessin d’une fleur de lotus (symbole de pureté), retrouvé chaque fois à proximité des lieux. Secte, terrorisme, sadique, rien ne semble coller… jusqu’à ce que le major Yoann Clivel découvre un texte prophétique, écrit quatre ans plus tôt par un certain « Moine aux abeilles » et annonçant l’arrivée d’un élu : « L’année 1 du deuxième millénaire, l’enfant éclairé de réponses croisera l’ombre, en une folie meurtrière… ». Ce «testament» énigmatique servirait-il de fil conducteur à un hypothétique assassin ?



Lolo

mercredi 27 juin 2012

Desmarais - La Dépossession tranquille



Résumé

Paul Desmarais est un personnage de légende au Québec depuis bientôt cinquante ans. Admiré ou détesté, il ne laisse personne indifférent. Originaire de Sudbury en Ontario, il est parvenu à bâtir un empire financier de classe mondiale, Power Corporation, à partir d'une petite entreprise familiale de transport par autobus. Très tôt, il a compris comment il pouvait développer ses affaires en tissant un solide réseau d'influence aux plus hauts niveaux politiques.

Paul Desmarais n'est pas un entrepreneur. C'est un prédateur, un loup qui a compris qu'il est beaucoup plus facile de convaincre le berger de lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie que de chercher continuellement à déjouer sa surveillance. Son modèle d'affaires présente toutefois une faille majeure?: il repose essentiellement sur l'opposition systématique entre ses intérêts et l'intérêt collectif, ce qui en fait un archétype du capitalisme le plus détestable.

Cet ouvrage, rédigé à partir d'une cinquantaine de chroniques de l'auteur pour le site Vigile.net sur une période de deux ans, décrit, à partir d'une série de dossiers d'actualité, comment l'empire Desmarais est en train de déposséder les Québécois de leur patrimoine collectif. 


Commentaire personnel

Depuis le temps, j'ai lu plusieurs chroniques de Richard Le Hir sur Vigile.net. On peut dire que l'auteur est un fin connaisseur de ce prédateur qui cherche par tous les moyens d'empêcher les Québécois de devenir indépendants,  en s'emparant de leurs richesses naturelles et en mettant la main sur leurs institutions. N'oublions jamais que Paul Desmarais a déjà dit: « Si le Québec se sépare du Canada, ce sera ma fin ».

Cela étant dit, on retiendra après la lecture de ce bouquin que « la fin » personnelle de Paul Desmarais  a infiniment plus d'importance que celle du peuple québécois.  Bref un livre qui nous ramène au coeur de la politique canadienne et québécoise, car l'homme à lui seul a créé  un véritable système capable de faire et défaire des politiciens.  D'ailleurs seuls les politiciens à ses ordres survivront.

May West

mercredi 28 mars 2012

J. Edgar, Directeur du FBI - Scandales et dossiers secrets


John Edgar Hoover (1895 - 1972) fut le directeur emblématique du Federal Bureau of Investigation (FBI) pendant 48 ans.

Il est reconnu comme le créateur d’une agence chargée du maintien de la loi efficace, tout en étant accusé d’abus d’autorité, de chantage envers de multiples personnalités publiques, de persécution politique, et d’être corrompu par la mafia qui put ainsi se développer fortement sans crainte du FBI. 

Darwin Porter révèle dans cet ouvrage les dessous de la corruption, du pouvoir, et lève le voile sur les indiscrétions sexuelles et voyeuristes pratiquées par le FBI, les alliances avec la Mafia, les activités criminelles et les dossiers secrets sur la vie privée des stars d’Hollywood comme Marilyn Monroe, Eisenhower, Katharine Hepburn ou encore Martin Luther King Junior.

Axelle Demoulin (Traducteur)
L'avis des lecteurs
Broché
Paru le
 : 22 novembre 2011
ISBN
 : 978-2-361-64081-1
EAN
 : 9782361640811
Nb. de pages
: 203 pages
Poids
 : 280 g
Dimensions
 : 13,5cm x 21cm x 1,5cm

mercredi 1 février 2012

Comment mettre LA DROITE K.-O. en 15 arguments

À sa manière inimitable et dans la tradition du pamphlet politique, Jean-François Lisée confronte une quinzaine de mythes les plus employés par la droite économique pour tenter de saper le moral des Québécois.

Chaque (fausse) affirmation est prise de front et réfutée de façon convaincante, chiffres à l'appui. L'auteur offre par la suite une défense vibrante de la viabilité économique de l'État québécois, voire celle d'un Québec souverain.
 
Détails 

Titre exact : Comment mettre LA DROITE K.-O. en 15 arguments
Catégorie : Essais québécois
Date de parution : 23 janvier 2012
Éditeur : Stanké
ISBN : 9782760410985
Auteur : Lisée, Jean-François

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Les Québécois sont-ils vraiment médiocres? Ni travailleurs ni productifs? Citoyens d'une province pauvre? Membres d'un peuple de quêteux? Tribaux et nombrilistes? Faux, archifaux, rétorque Jean-François Lisée. 

Je ne sais pas si vous aimeriez lire ce livre, mais personnellement j'y ai trouvé une sorte de potion (je n'irais jusqu'à dire  magique), mais qui fait du bien à l'estime de soi.  Une bouffée d'air frais et d'optimiste de temps de temps, vous ne trouvez pas que ça change des irréductibles porteurs de mauvaises nouvelles?  Toujours de droite justement?  

À peine 145 pages pour y apprendre à  respirer autrement, ça vaut la peine d'y mettre quelques heures, non?  

May 

mardi 10 janvier 2012

Jamie King: Théories conspirationnistes

Ce livre présente les théories conspirationnistes les plus connues : la grippe H1N1, les attentats du 11 septembre 2001, la mort suspecte de Lady Di, l'assassinat de John F. Kennedy, Michael Jackson. 

Mais aussi les automobiles anglaises,  les chemtrails, Donald Duck et l'impôt sur le revenu, les hélicoptères noirs, Jésus et Marie-Madeleine, l'or nazi, le pic pétrolier, Rennes-le-Château, etc. 


En tout 321 ...!!!


Armez-vous de bonnes lunettes.  C'est écrit en petits caractères.  Mais très intéressant. 


Écrit par Jamie King
Original Books2011