vendredi 23 novembre 2012

Des indulgences à revendre: pas cher (14)

Serais bien plus avancée dans ma lecture si je ne m'arrêtais pas à toute minute. Et ne prenais pas autant de notes.

Mais,  fais certes d'une pierre deux coups. Coup sûr.  Apprends à connaître deux auteurs en même temps: un Québécois et un Irlandais.  Coup de circuit.

Mon plan B. Aussitôt après en avoir terminé  avec VLB et son bouquin vert irlandais, me plongerai dans la lecture d'Ulysse, écrit par James Joyce lui-même en personne. Et publié en 1929.  Coup de maître.



Pour comprendre le sens du mot reptilien, il faut d'abord savoir que les reptiles ne nourrissent pas leurs petits. Ils les cachent dans le sable en espérant qu'ils se débrouilleront tout fin seuls avec le temps. Et finiront bien par apprendre les golurures de l'expérience. 

Au fait, ça mange quoi en hiver des golurures?
Aucune espèce d'idée.

***


Dieu est multipolyglote. Multilingue pour les puristes. Purs et durs.
Bref, Il comprend son nom dans toutes les langues. 



Dieu, en français; God, en anglais; Yahvé, en hébreu; Allah, en arabe.
Pour les autres, faut attendre dans le vestibule des langues.
Que Ciel ne nous tombe pas sur la tête.
Ni à Gaza. Ni à Tel-Aviv

Malgré toutes les indulgences que nos mères se sont payées. 
Nos mères reptiliennes. Des saintes femmes.

Chouette!

De VLB, j'ai aimé ceci: « Ça grésille dans la grande cuve et le tuyau de tôle qui relie le poêle à bois à la longue cheminée, lâche des bruits sonores,  comme les pets du Minotaure quand il a trop mangé de luzerne au beau mitan de son larbyrinthe. »

Entretemps, me vient le goût des herbes du Bas-du-Fleuve. VLB en met parfois, à raison de quelques pincées à la fois, (basilic, ail, persil, aneth sauvage) dans son tabac, qu'il fume avec quelques graines de pavot.  Et bien sûr, aussi avec la conscience tranquille et incrée de sa race.

En guise de forclusion. Le  Dublinois a poussé sa femme, Nora, dans une aventure adultère avec un homosexuel italien.  Affaire conjugale délirante. Chicane de ménage à l'horizon. Ménage à trois. Défense. Psychose.

À suivre. 
À mon retour de la bibliothèque en fin d'après-midi, hier

mardi 20 novembre 2012

Arc-en-ciel & chemtrails (13)

«Tu lis trop et tu écris trop. C'est pour ça que tu as mal dans le dos.»  Eh ben non, madame la-mère-reptilienne.  Vous êtes tout faux.  Si j'ai mal dans le dos ces temps-ci de novembre avancé,  c'est à cause de l'ARTHRITE. 

Maudite arthrite! 

VLB. Qu'importe, mais entre la fiction et la réalité, la place que tient (non pas l'arthrite) mais la poliomyélite dans la vie de son personnage, Abel,  est, à mes yeux, suspecte.

Car comme le dit son ami qui a connu le Deuxième Guerre mondiale,  un libraire italien, quand on a résisté à la contagion mussolinienne, on n'a pas peur d'un petit virus comme celui de la poliomyélite. Qui vous rend à coup sûr infirme pour le reste de vos jours.  Soit dit en passant.

Tout comme la maladie mussolinienne. D'ailleurs. La mère de toutes les maladies vénériennes des temps modernes.   Corruption. Collusion. Construction. Commission. Désinformation. Etc.

Bon. Difficile de dire si VLB invente son histoire au fur et à mesure qu'il frictionne de potion magique la fiction pure et simple de son roman; ou si c'est sa vraie vie qu'il raconte, à savoir s'il écrit ce même roman pour s'y autobiographier. Tout simplement.

Allez donc savoir.

VLB a la réponse. Toute faite. «Un gros livre finit (toujours) par vous habiter.» Et voilà où j'en suis. Je suis habitée par ce gros livre vert.  

Vers demain. Au mitan de ce volumineux volume. 

À suivre

 ***

En me rendant à la bibliothèque, cet après-midi,  un phénomène inusité s'est manifesté pour les gens curieux comme moi et ma soeur Lolo (qui m'a appelée pour m'en parler).  Enfin ceux et celles qui lèvent souvent la tête vers le ciel. 

Un arc-en-ciel est apparu à travers les faux nuages produits par les chemtrails environnants.   Sans raison apparente. Ni pluie ni orage à l'horizon. Étrange, non? 



lundi 19 novembre 2012

La fin du monde (12)

Au commencement du XXè siècle, l'Irlande n'avait pas grand-chose à offrir.

En 1904, quarante mille Irlandais, des artistes et des écrivains pour la plupart,  avaient fait comme Joyce, fuyant un pays pauvre et résigné à ne jamais devenir historique.

En fait, selon VLB, l'exil et l'écriture, ce n'était pas ce que Joyce avait imaginé.

C'est pas moi qui le dis.

Mais ne dirai pas dans quelles pages se trouvent  les fameuses missives-épiphanies (dixit:VLB) à Nora, la mère de ses enfants. Ai jamais rien lu de pareil à ce jour. D'aussi cru. Chose certaine, on est loin du Cantique des Cantiques ... C'est le moins qu'on puisse dire.

Une sexualité exacerbée qui confirme que l'Irlande devait être libre, sans compromis ni compromissions. Après des siècles et des siècles de r'tiens ben.

J'imagine.



Mais ai adoré: Quand on est sujet sujet britannique (comme les Irlandais le sont et les Québécois aussi), on ne traite pas la reine Victoria (à l'époque de Joyce), de foutue vieille salope.

Ne réveillons pas le chat Harper qui dort!

Enfin quelle différence entre la fin du monde et la fin d'une mère reptilienne ... ? Aucune. Les deux ne sont que du bluff.


Prière de ne pas agrandir


Un rendez-vous manqué

Ce dernier week-end. 
Un petite escapade à deux. 
Ni les oies blanches ni les belles Sorelloises n'étaient au rendez-vous. 
Zut, alors!

À suivre

jeudi 15 novembre 2012

Le dictionnaire (11)

Petite journée. Aujourd'hui, dès que j'ai mis les pieds à la bibliothèque,  me suis rendu compte que j'avais oublié mes lunettes de lecture à la maison. 

Pas question de refaire à pied le chemin que je venais de faire.  

Ai donc dû utiliser la méthode éprouvée (mais bâtarde) des bras allongés. Télescopés. 

Aussi bien dire que ma période de lecture a été pas mal écourtée. Malgré ceci, malgré cela, ai quand même lu  jusqu'à la page 401 ...  

Dans les circonstances. 

Un véritable tour de force. 

***

Revenons-en à notre petit mouton noir. Pas le nôtre. Mais celui de VLB. Celui qu'il aime tant. Lui caresser le museau. Aussi le laisser grimper sur ses cuisses. 

Lui a-t-il donné un nom? 

Ne m'en souviens pas. 

De fil en aiguille. C'est bien pour dire. Après tout ce qu'il a dit sur sa mère reptilienne en particulier, même si cette dernière a tenté de se pendre, pas au bout d'un fil, mais au bout d'une corde afin de s'attirer un peu d'attention. 

N'en demandait pas beaucoup pourtant. Un geste ou un mot d'affection. Chose certaine, VLB n'était pas un tueur de mère.  Et de son côté,  son semblable, Joyce, lui, n'était pas un tueur de père.

À propos.

Que ce soit de l'enculement des petits servants de messe par un prêtre pédophile; ou le guet (genre thriller) d'une marmotte par ses molosses de chiens, VLB a le don des descriptions superbement  détaillées. 

Si bien qu'on s'y croirait en temps réel.

La chose lui aurait été racontée par un auteur québécois connu. Bien qu'il soit quelque peu dégoûtant de parler du goût des prêtres pédophiles pour le jeune sperme (qui embaume) les sacristies, certains d'entre eux, plus pervers que d'autres,  lui trouvaient une toute autre vertu.  

Celle de nettoyer mieux le visage que ... les crèmes de Lise Watier.  

S'agissait d'y penser.

*** 


Pour sa fête, demain, allons offrir  un tout nouveau, tout beau dictionnaire à notre amie de Trois-Rivières.  Son dictionnaire date de 1998. 

Allez donc jouer au scrabble avec un équipement pareil.

Mais cherche désespérément un moyen d'envoyer un vieux dictionnaire à la bibliothécaire dans l'émission UNITÉ 9. 

À suivre. 

mercredi 14 novembre 2012

La Joconde (10)

Aujourd'hui, les circonstances aidant, j'ai décidé de commencer cette nouvelle  page de mon journal,  par ce petit entrechat dans la chronique d'un journaliste du Devoir  qui a remarqué ce qui suit en assistant de bonne heure, un matin, à la Commission Charbonneau:

«Avec attention, avec ennui, avec impatience, avec l’air de n’être pas là, avec amour, fatigue, exaspération, avec crédulité, confiance ou fin de non-recevoir… Comment écoute la juge Charbonneau ? Du moins, ce matin-là. À première vue, avec application. Elle penche souvent la tête sur le côté. Dans ces moments-là, on l’imagine en train de partir quelque part… Mais non. Elle revient en s’agrippant à son stylo et trace quelques notes, se remet droite et joint les mains. J’ai parfois aussi le sentiment qu’elle écoute religieusement - mais avec un sourire digne de la Joconde - ces excitantes histoires autour de bouteilles de vin qui ont généré de la part de la procureure une salve bien nourrie de questions.»

Un sourire digne de la Joconde, dites-vous,  monsieur le journaliste? Eh bien, vous n'êtes pas le seul à y avoir vu ce sourire. Moi aussi, ai vu la Joconde à travers elle. Et cela depuis les tout débuts de cette commission.

Énigmatique Mona Lisa, on vous salue! 

***

Pour en revenir à nos petits moutons noirs



Entre les filles engagères, les grébiches et la bernacle irlandaise, VLB nous ramène sans cesse dans son drôle de monde où les femmes sont présentes, mais ... Si peu conséquentes. Si douées pour la trahison. Appellent  amour leurs sentiments tordus.  Appellent affection leur besoin de possession.  Moi, j'y aurais plutôt vu de la dépendance affective la-dessous, mais ...

Et s'étonne qu'elles en veuillent toujours plus.

Une éclipse de lune, avec ça...?

Comme de devenir curés, évêques et cardinaux dans l'Église romaine.

Et elles appellent ça s'émanciper.

Bref, faire comme les hommes et désapprendre à penser comme eux.

 Des exemples, en veux-tu, en v'là: Golda Meir, Margaret Thatcher, Lyse Payette.

On parle pas de grébiches ici. 

 À suivre.

***

Parlant  d'entrechat

Regardez bien.
Dans ce tas de ferraille, il  y a un chat qui s'y promène.
Assurément. 
Mais où est-il?
De quelles couleurs est-il?
Cherchez bien et vous le trouverez. 



P.S. Une fois que vous l'aurez trouvé,  jamais plus vous ne le perdrez de vue.

vendredi 9 novembre 2012

Sommes tous des maires Tremblay (9)

Long time, no see.

Le bonheur, rien d'autre ...  Mon journal s'enlise dans les ferrangues. Pas commun ni propre ce mot-là. 

 

N'a pas trop de sympathie pour les femmes, VLB. En général. Si les femmes en manquaient moins (de l'instinct), elles seraient moins chiantes aussi.  Se contenteraient d'être ... des folles. Ce sont toutes des folles quand elle ne sont plus mères reptiliennes.

Avec un homme de même, mesdames, rien à foutre.


Pour en revenir à James Joyce.

Contre toute attente, il s'entendait plutôt bien avec les jésuites qui lui enseignaient.

Il admirait l'étendue de leurs connaissances et l'arrogance qu'ils manifestaient par-devers tous les autres ordres religieux, qu'ils considéraient comme nettement inférieurs au leur. 

Illuminatis. 

Dessous le surplis. 

Leur supérieur n'était pas surnommé pour rien le pape noir ...?

C'en était un. Parce que parfois se montrait plus puissant et plus riche que l'évêque de Rome. 

Ai lu à date 350 pages. Une prouesse.
 

***

Le faux-naïf 

Ai mis de côté mon petit carnet de notes acheté chez Archambault, l'autre jour,  pour un plus épais barguigné chez Dollarama

Aujourd'hui, Lise Payette a écrit:   «Après des années de silence et d’indifférence, le peuple du Québec, qui avait accepté de prendre son mal en patience, se retrouve confronté à des révélations qu’il sentait bien possibles, mais qu’il refusait de voir en face. Une attitude qui ressemble assez à celle pratiquée par le maire Tremblay finalement »   

On l'a trahi. Moi aussi. Et ne suis même pas Montréalaise. 


La Bête 

Puis, belles Lavaloises, vous ai vues pavoiser à la télé.  Bravo, ma cousine!


Mais de l'autre côté de l'envers,  du rose plein la vue. De rose elles sont vêtues. En rose sont leurs lunettes. Aïe! Chose,  pauvres veuves en peine de maire. Hum.  Inquiétant. 

De maire-en-téflon. Non. De maire-en-béton. N’a même pas commenté ni répliqué aux allégations de corruption et de collusion pesant contre lui. Constatant seulement l’existence du phénomène. 

Psychopathe un jour. Psychopathe toujours. En parfait contrôle de ses émotions, ne reconnaît même pas (que c'est lui) le problème. 

Une victime d'elle-même posant les deux pieds dans la garnotte 
 
À suivre.

vendredi 2 novembre 2012

La fleur de lys dans le coquelicot (8)

Avant-hierlande, à la dernière ligne de la page 201,  VLB s'est mis à écrire à tout bout de champ par la suite: ma mère reptilienne par ci, ma mère reptilienne par là.  Ai tombé direct en bas de ma chaise. 

Veux bien croire qu’il n’était pas heureux de l’avoir dans les pattes depuis la mort de son père, mais là, ai  pas encore trop compris pourquoi le fils appellait sa mère ainsi.   Intrigant.  Sans bon sens.


Pourquoi vouloir tant écrire sur l'Irlande? Sur cet écrivain buveur, coureur de jupons,  etc. VLB se laisse prendre au piège de la curiosité malsaine de sa mère reptilienne.  Qui veut savoir.  Absolument tout. Façon de se glisser. Ramper. Dans l'esprit de son fils.
Soit dit en passant. « À quoi, tu penses? » Aie! ce que j'haïs ça quand on me pose cette saudite question.  Je pense à madame Marois qui n'aurait pas dû enlever sa fleur de lys dans son coquelicot. Rien que pour faire plaisir au Canada anglais qui ne cherche qu'une seule chose: qu'on finisse par s'assimiler.  Y en a marre de se voir marrer de nous. VLB a raison. On n'est pas vindicatifs une miette. Contrairement au Irlandais. Eux ...
Lui raconte donc, à sa mère reptilienne,  le grand chaos qui a divisé l'Irlande  en 1920:   les six provinces riches du nord sont allées aux protestants ; et le reste de l'Irlande peu industrialisé aux catholiques. Pauvres.

Ressemblance. Oblige. L’Irlande n’est jamais bien loin du Québec. Un fait. Toutes les colonies britanniques se ressemblent.  Là, comme ici, la religion a eu beau inventer les limbes, le ciel et l’enfer, ces armes de restriction massive ... Allez! Croissez,  multipliez-vous et anglaisez-vous. Avec la bouche en cul-de-poule. De préférence.

"Tu es rendu trop loin. Parle-moi encore du père de ton ami écrivain* . S'il a eu un fils, c'est donc qu'il s'est marié? a dit ma mère

* James Joyce

*** 

Sandy, la mariée de Frankenstorm s'est étouffée dans les bras de la Terre.  Et éteinte dans les bras de la Mer.  Et ceux aussi des Grands-Lacs. Laissant derrière elle que désolation, destruction et mort-aux-rats. Au ras des pâquerettes.
  
« Ce matin, je pensais à la ville de New York , les pauvres citadins se retrouvent sans électricité, sans moyens de transport, plusieurs sans nourriture et j’ai lu que les rats commençaient à envahir la ville. »   Extrait du message hebdomadaire de Lolo.

À suivre

mercredi 31 octobre 2012

Un enfant souvent dans la lune (7)




 « Dans le moment présent, à quoi occupes-tu ton intérieur de tête?  Trop échevelé en pensée pour savoir comment s’orienter dans la réalité », a dit sa mère.

Sa mère l'avait tricoté. Elle devait bien le connaître. 


Elle n'avait pas tricoté que celui-là, la pauvre femme. Eh bien, non. Parmi les onze autres enfants, il y a eu Félix.  Loin d'être un phénix, on l'appelait Tarzanette.  « Si maigre, mais de gros testicules et une grosse queue qu'il était toujours en train de caresser par la poche trouée de sa culotte. »

Hierlande: ai atteint la deux centième page ...  Ne m'en reste plus que 900.

***


Sandy «  la jeune mariée de Frankestorm » a fait une entrée remarquée dans les terres dans la nuit du 29 au 30 octobre.   Sa robe nuptiale était si étendue qu'elle couvrait quasiment toute la côte Est d'Adamérique.

Les dégâts sont importants et déjà 42 morts sont à déplorer dont 18 pour la ville de New-York. 

Tous les quartiers sud de Manhattan se retrouvent sous les eaux crevés de la mariée enceinte avant terme, de même que certaines parties de Brooklyn, et le métro est en partie inondé.  

C'est la première fois, en 108 ans d'existence, que le métro new-yorkais fait face à un tel désastre.

Sandy a  touché le sud du Québec (Canada) et notamment Ottawa et Montréal avec des vents relativement faibles.  Et que des averses isolées. Bref, goutte après goutte ...de pluie. 

Pendant qu'ici, dans le Bas-Canada, très très loin de l'Irlande, c'est le bordel-à-bras de la corruption. Le coffre-fort d’Union Montréal, (le parti du maire Tremblay),  débordait tellement d’argent comptant, que cela a obligé le parti à s’en procurer un plus gros.


À suivre.  

mardi 30 octobre 2012

Pendant qu'un vent effroyable soufflait (6)



« Quand les idées prennent forme, ça s’appelle des échoueries. »

Pendant qu'un vent effroyable soufflait du sud au  nord de ce continent maudit ...

L'Amérique.


Dans tout ce fatras historique qui lie les deux entités chacune de leur bord de l'Atlantide, leurs mains tendues et velues se sont rejointes par delà chacun leurs puissants golfes maritimes. 

Tandis que l'Irlande, toute empourprée du sang glorieux de sa lointaine mythologie a de quoi être fière, la Nouvelle-France, elle, n'est pas une mythologie,   loin de là, mais  la terre de Caïn qu'ont portée nos fiers-à-bras ancestraux à bout de bras. À tour de bras.  

On n'a pas les héros dont on rêve. Mais seulement les héros qu'on peut. 

Sauf que dans les deux cas, il n'y avait pas plus péché à tuer un Irlandais, un Canadien français ou encore un vilain Indien qu'un chien. Sur ordre des rois et reines d'Angleterre.  

***

Alors voilà. C'est l'Angleterre qui a fait penser VLB à sa mère dans ce troisième chapitre. Mer-patrie. Marâtre et castrante.  Qui avait l'oeil bleu et sans pitié des prêtres de la Sainte-Inquisition. 

VLB ne veut pas vivre avec sa mère chez lui.  Ni l'avoir ni la voir près de lui. 

« Ne suis qu’un homme seul et ensauvagé.  »

Il a bien raison.

À suivre

lundi 29 octobre 2012

Fureur en furie (5)

 

« Tandis que bourniflaient les verchons fourgus ... », ai entamé le chapitre 3 sur la fin de ma  lecture, vendredi dernier.  

Lasse d'imaginer l'oeil glauque des vieux snoreaux qui sniquent par-dessus mon épaule lorsque je marche le long du boulevard De Gaule,  ai senti un instant quelque chose de mélassieux dans leur haleine fétide.

  C'est pire que d'entendre dans mon cou  le souffle puissant de Sandy L'Ouragane qui va foncer tout droit vers l'est, là où, se terminent, gaspésiennes, les mains de la terre.



Mais ai bien peur aussi que cette sournoise machination de la Nature pousse nos rivières hors de leurs corps.  

Et notre météo saisonnière hors de ses gonds ...

***

Pour en revenir à James Joyce. Il reprochait à ses compatriotes écrivains d'être nationalistes et de défendre une langue, l'irlandaise, parce qu'il associait à la misère, au conservatisme, à la défaite et à la pauvreté, le simple fait de la parler.

Langue irlandaise = langue française. 

Pas nécessaire de monter sur nos grands chevaux ni de faire flèche de tout bois pour voir ce que nos yeux auraient préféré ne pas voir: qu'à ce chapitre-là, il y a bel et bien effectivement un lien entre notre mentalité de porteurs d'eau bénite  et celle des Irlandais colonisés comme nous.  Ne cherchons pas midi à quatorze heures. Mais est-ce ainsi que doivent se conduire les traîtres?  Fuir comme lui son pays. À la conquête de l'exil. De l'Eldorado.

Quant à VLB, commençais à trouver le temps long. Me demandais bien si sa mère avait repris le chemin du retour vers Terrebonne, ou si elle avait décidé de déballer ses pénates et s'installer chez son fils, après les funérailles du chef de la famille. En parlerai dans la prochaine page de ce journal.

Ai lu aujourd'hui jusqu'à la page 160 ... Un fait d'armes.  

À suivre

samedi 27 octobre 2012

De découverte en découverte (4)



Hierlande, ai été beaucoup occupée à prendre des notes.   Me suis donc pas trop avancée dans ma lecture.  

« En goûtant le saumon de la connaissance ... il n’y a qu’à mettre son doigt dans la bouche pour entrer en épiphanie. »    Celle-là, enfin cette découverte était pour le moins inattendue. 

Du plus loin qu’on puisse porter son regard vers l’arrière pays de leur Histoire, les Irlandais connaissaient les nombres.  Pour nous, sans vraiment chercher à savoir, cela peut sembler anodin.  Mais pour eux cela  avait son importance.

Anodins, ceux-là?  17 (1+7=8) ;  72 (7+2=9) ; 9+8= 17

Ça reste à voir. D'ailleurs pas la peine de répondre.

Mais ...

Par contre, moins célébré, le nombre dix-huit aussi souvent présent dans les vieilles sagas irlandaises, est plus étonnant. Le nombre est formé du six multiplié trois fois. Ainsi accolés l’un sur l’autre, trois nombres six font 666, qui est le nombre de la Bête, le nombre de l’épreuve entre le bien et le mal, entre Dieu et l’homme.

Fascinant, non? Pour dire la vérité, je ne me serais pas attendue à cette révélation. Occulte à souhait.  Et ce n’est pas tout.

James Joyce a été éduqué par les pères jésuites. À une époque où l’Irlande était famélique et divisée comme jamais contre elle-même.  Hum ...!

Enfin, ca, je ne le savais pas encore ...  Mais les peuples vaincus n’ont jamais d’histoire par-devers les autres et beaucoup plus par-devers eux-mêmes.   Tout cela pour dire que je ne fais que commencer à comprendre ce qu’a voulu dire VLB quand il a évoqué  « les choses en commun » qu'ont entre eux, l’Irlande et le Québec.  

Il était tard. Ai dû fermer le bouquin là-dessus ... à la page 105.  Seulement.


À suivre

          
***

Curiosité ou Fantasme? On dit que VLB aurait trouvé un René Lévesque en Irlande.


vendredi 26 octobre 2012

Ulysse un marin d'eau douce (3)




Cet après-midi, j'ai repris ma lecture à la page 101. J'ai pris beaucoup de notes. Comme cela débordera ce post, je devrai allonger dans un post supplémentaire. Donc à venir, dans peu,  le quatrième post. 

Bon, allons-y pour ajourd'hui. Le chapitre 2 fait dans les sagas mythologiques irlandaises. C'est pas pour  me vanter, mais la décapitation massive, très à la mode à cette époque, n'a pas fait de moi une foireuse. Loin de là. j'ai passé comme un seul homme à travers les musées des horreurs, débordants de sanguinolents trophées de guerres. Que des têtes coupées. Évidemment.

Selon Victor-Lévy Beaulieu, James Joyce était le plus grand auteur du XXè siècle.  Je ne saurais dire, ne l'ayant jamais lu. Mais chose certaine,  je fais d'une pierre deux coups en lisant goulûment ce volumineux volume de VLB, qui reprend à sa façon les sagas mythologiques irlandaises racontées par J. Joyce. 

À l'origine,  en s'appropriant ainsi la lointaine Histoire des sagas de son pays, James Joyce a probablement fabulé à la manière d'Homère, ce qui en a fait ni plus ni moins l'Homère irlandais.  Un petit exemple qui le rapprocherait du grand fabulateur grec. Alors que les rois et les guerriers des sagas mythologiques irlandaises étaient forts et courageux, plus héroïques et glorieux les uns que les autres,  ce petit commentaire de VLB m'a mis la puce à l'oreille: .
« Ulysse n'est qu'un marin d'eau douce tout juste bon à regarder se neyer ses compagnons de voyage. »
Par contre, d'un autre côté, je trouve Victor-Levy Beaulieu (en tout cas, jusqu'à maintenant) tellement, comment dire, éblouissant, que je ne crois pas exagérer en le présentant comme le  ... James Joyce québécois.

Et pourquoi pas?

Je sais qu'on va me prendre pour une analphabète, une barbare, une bâtée, une ignorante, une illettrée, une incapable, une  incompétente, une inculte, une  insuffisante, une nulle. 

Enfin, bien que les sagas racontées par Joyce-Beaulieu et vice versa contenaient tant d'exagérations que cela aurait suffi à lever haut-des-coeurs à n'importe qui, croyez-le ou non, je n'ai jamais été prise d'un tel malaise. D'ailleurs, à propos d'exagérations, j'en ai relevé une ici pas piquée des vers: en parlant des contorsions du fameux chien mythologique Cuchulainn, « ses poumons et son foie vinrent flotter dans sa bouche et dans son cou. »

À suivre

***
Aujourd'hui,  la belle température invitait à la fantaisie. Soleil éclaboussant.  Ciel bleu mur-
à-mur. Pas l'ombre d'un chemtrail. Fait plutôt rare. J'ai pris quelques photos en cours de route.

Au parc Riverain BDF
Le golf de Lorraine

jeudi 25 octobre 2012

Entre Bob Morane et Unité 9 (2)




LIRE sur ARTV :  Claudia Larochelle et ses invités discutent de la littérature sous toutes ses formes, donnent des suggestions et expriment leurs points de vue.

Michelime Lanctôt  était invitée, ce soir-là. N'ai jamais compris pourquoi elle avait reçu un pile de livres de Bob Morane.  Était-ce pour meubler la bibliothèque dont elle a la charge dans UNITÉ 9 ...?

Jeune adulte. À peine sortie de l'arborescence, adorais lire du Bob Morane.  En livres de poche. Évidemment.

***

En fait aujourd'hui, suis repartie de la page 65. Encore une fois ai été prise d'une petite fébrilité en apercevant de loin le dos du gros livre vert. Debout sur la tablette. Il était encore là! Comme on dit:  «Plus fou (folle) que ça, tu meurs!»

Première phrase: «Tout flivoreux vaguent les borogoves.» Ayoye! Ça commence mal pas à peu près.

Et le mot « p e n o u i l  » (pas fenouil),  ça vous dit quelque chose? Google n'en a que pour des noms de rues, de pharmacies, de psychologues, etc. Mais pas d'explication de noms communs.

En tout cas, c'est là que VLB entreprend la traversée du désert. Du Grand Recommencement, quoi? Du début de la fin du commencement de la mythologie, enfin cette époque effroyable remplie de Dieux-Hommes et de Déesses-Femmes, sans oublier de rois plus fornicationnistes les uns que les autres, mythologie, disais-je, qui aurait trafiqué l'Histoire de l'Irlande.

Vous me suivez, j'espère. 

Enfin grâce à toutes les images explicatives qui parsèment le bouquin à toutes les deux pages, deux pages et demi, j'ai lu cet après-midi jusqu'à la page ... 101. Un autre exploit.

P.S. Comme je le disais hier, la directive de cette bibliotèque donne droit à six semaines pour lire un volume de plus de 900 pages. En moyenne, faut lire un peu plus de 183 pages par semaine pour passer à travers ce volume de 1100 pages. 

Quant à moi,  à l'allure avec laquelle j'avance dans ce gigantesque projet,  me faudra lire plus ou moins 145 pages par semaine pour en avoir terminé, mettons,   à la fin de la première semaine de décembre.

Si le Dieu Amon-Râ le veut, bien sûr!

À suivre

mercredi 24 octobre 2012

Journal VLB : Un projet gigantesque (1)

 

 

 

Description: Malgré leur différence linguistique, le Québec et l'Irlande ont beaucoup plus en commun qu'il n'y paraît. Depuis 1973, VLB interroge les deux histoires, les deux littératures, les deux patrimoines. Il a notamment trouvé un René Lévesque et un Louis-Joseph Papineau irlandais, dit-il. Préfacé par l'auteure torontoise Margaret Atwood, l'ouvrage rend aussi hommage à l'Irlandais James Joyce (1882-1941), considéré par Victor-Lévy Beaulieu comme « le plus grand écrivain du 20e siècle ».

 ***




24 octobre 2012

Ai jamais lu à ce jour d'ouvrages de Victor-Lévy Beaulieu. Homme sauvage. L'ai toujours préjugé plus rébarbatif qu'hirsute. Et vice versa. Bref, curieux personnage!

Or depuis une semaine, ai décidé d'entreprendre un gigantesque projet: lire cet ouvrage colossal fruit de 30 ans de travail, qu'a lancé l'auteur en 2006.   Au fil de ses 1100 pages, James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots explore les ressemblances et les dissemblances entre les deux territoires. Héritage catholique, familles nombreuses, conquête britannique...

À chaque marche que je prendrai sur le boulevard De Gaule, j'arrêterai à la bibliothèque de Lorraine pour lire.  À petites gorgées. À petites doses. À chaque jour suffira sa peine.

À ce jour, j'ai lu ... 65 pages. Un exploit!

Et retenu des choses drôles et des mots tellement nouveaux pour moi que je me demande s'ils sont des inventions ou des termes irlandais traduits en troispistolais ou en troispistolet (languenove parlée à Trois-Pistoles).

Ai aimé:  Ces religieuses masturbant des concombres pour que mousse le Créateur.
Et tellement plein de vérité: Or, les Juifs n'ont jamais connu la paix. 

Ai aimé: mouelle et Hierlande ainsi qu'une vieille expression comme un siau de pommes de terre. À sa place, aurais écrit un seau ou encore un sot.



En tout cas, j'aime bien lire cet ouvrage. Confortablement assise. Les pieds ballants. Les coudes bien accoudés sur une table.

Bref, un livre qui ne sort pas souvent de la bibliothèque. D'ailleurs jamais plus de six semaines à la fois. La dernière fois, c'était le 17 mai 2012.

À suivre

mardi 4 septembre 2012

Le mirage François Legault

Dans ce pamphlet assumé, Gilles Toupin met tout son zèle à démonter le programme de la Coalition avenir Québec, le parti que François Legault a fondé avec l'homme d'affaires Charles Sirois.

Le premier reproche adressé à l'ancien ministre péquiste est son abandon presque nonchalant du projet souverainiste. Mais Gilles Toupin a bien d'autres doléances. Il signale les nombreuses contradictions internes de la CAQ, que la fusion avec l'ADQ moribonde n'a fait qu'exacerber ; il critique l'application erratique par le fondateur d'Air Transat d'une philosophie managériale à l'action politique ; il dénonce, surtout, l'improvisation et la légèreté avec lesquelles le chef caquiste se propose de réformer l'État québécois. Santé, éducation, finances publiques : tout relève, selon Toupin, d'un bricolage bancal, et donc dangereux.

Les nombreux contacts de l'auteur avec d'anciens collaborateurs de François Legault l'aident à brosser un portrait politique féroce de celui qui, à une époque où le Québec a manifestement soif de changement, n'en proposerait que l'illusion.
 


Gilles
Toupin

Notice biographique


Jusqu'en 2009, Gilles Toupin a été journaliste à La Presse, où il a entre autres tenu le poste de chef du bureau d'Ottawa. Dans la foulée de la commission Gomery, il a publié Le déshonneur des libéraux. Le scandale des commandites (VLB, 2006). Proche du Parti Québécois et des milieux souverainistes, il a mené avec Gilles Duceppe une série d'entretiens parus en 2010 chez Richard Vézina éditeur.

Chez Archambault, 
Sainte-Dorothé, 
Laval 

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Ce que j'en pense

Jean Charest avait bien raison de nous mettre en garde contre François Legault,  durant la dernière campagne électorale. L'homme n'est pas fiable ...