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jeudi 30 janvier 2014

Jocelyne Saucier: Il pleuvait des oiseaux



Jocelyne Saucier













Le roman Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne
Saucier, publié chez XYZ en 2010, continue son formidable parcours avec une surprenante nomination au Prix des libraires français.





Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier (XYZ).... - image 1.0

Ce prix, beaucoup moins connu que le Goncourt ou le Médicis, est décerné par l'ensemble des libraires français. Il existe depuis 1955 et vise à faire découvrir des auteurs «qui n'ont pas encore gagné de prix littéraires majeurs». Anne Hébert est la seule québécoise à l'avoir remporté, pour Kamouraska, en 1971.
Les deux autres romans en lice cette année sont Kinderzimmer de Valentine Goby et L'invention de nos vies de Karine Tuil. Les trois livres ont été sélectionnés par un jury de libraires, qui ont souligné que Il pleuvait des oiseaux est une «aventure superbe, éloignée de tout discours sentencieux» et qu'il «communique au lecteur sérénité et poésie».
Les 2000 libraires francophones membres de l'association seront appelés à voter pour le gagnant, qui sera connu le 18 mars. Il pleuvait des oiseaux est publié en France chez Denoël, et après le Canada anglais, l'Allemagne et le Suède, le roman de Jocelyne Saucier sera aussi bientôt disponible en Ukraine et en Italie.

Source: La Presse

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Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier (XYZ). Une des grandes réussites de l’année récompensée par le prix des Cinq continents de la francophonie au mois d’octobre, ce roman touchant sans être pathos parle d’amour, de vieillesse et d’amitié sur fond de grands espaces abitibiens. Parce que tout le monde a droit à une deuxième chance. (J.L.)


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Je n'ai pas particulièrement le goût de lire de romans par les temps qui courent, mais le titre évocateur de poésie de ce roman, Il pleuvait des oiseaux, a soudainement retenu mon attention.  À suivre
L'Oiseau frileux 
May  

samedi 17 décembre 2011

Éric Laurent: La face cachée du pétrole

Ce que je lis depuis quelque temps n'intéressera pas beaucoup d'entre vous. J'ignore les raisons profondes de cet engouement, mais j'imagine que la situation mondiale actuelle et toutes ses ramifications et pourquoi pas, ses secrets, ses mensonges et ses manipulations, tout me pousse et m'amène à m'informer sur des sujets aussi arides, pour ne pas dire, abrupts. Et enfin à chercher à savoir pourquoi, on nous désinforme ou ne nous informe pas du tout  avec autant de frénésie. 


« Notre aveuglement est à la mesure de notre dépendance: total. Notre arrogance nous a poussés à l'oubli et à l'inconscience. Il a fallu 500 millions d'années pour que les gisements de pétrole se créent, et moins d'un siècle pour en arriver à leur épuisement. Depuis le début des années 80, la production annuelle du pétrole est environ le double des découvertes! De toutes les matières premières, le pétrole est celle qui aura connu l'existence la plus brève, alors que nous pensions que notre prospérité sans équivalent serait éternelle. Née avec le pétrole, cette prospérité disparaîtra avec elle. » p. 421

Aussi: http://www.vigile.net/La-face-cachee-du-petrole

Prochain bouquin:  Omissions et manipulations de la commission d'enquête sur le 11 Septembre écrit par David Ray Griffin. Je ne vous en dis pas plus. Restez à l'écoute!

lundi 28 novembre 2011

Caroline Moreno: Château de banlieue

Château de banlieue

Le roman Château de banlieue met en scène cinq itinérants lesquels, au fil du récit, se dévoilent tout en profitant du luxe d'un hiver au chaud.




Le roman que tout le monde s'arrache ! 




La première entrevue, d'une longue série  (100...!)  avec l'auteur

vendredi 4 novembre 2011

Dany Laferrière et L'art presque perdu de ne rien faire



Un nouveau Dany Laferrière fait son entrée en librairie vendredi : L'art presque perdu de ne rien faire. Publié chez Boréal, le livre contient des réflexions de l'auteur sur divers sujets, des petites choses qui peuplent le quotidien aux grands enjeux sociétaux.

Le livre est composé de plusieurs chroniques, dont le point de départ sont les collaborations estivales de l'auteur à l'émission C'est bien meilleur le matin. L'auteur les a retravaillées, assorties et imbriquées, pour que L'art presque perdu de ne rien faire prenne corps.

« Pour moi il ne s'agit pas de prendre une collection de chroniques, il faut faire un livre avec [elles] », estime l'auteur. Selon lui, il doit y avoir à la fois de la diversité et une unité de ton, puis un enjeu clair pour que l'ensemble se tienne.

« L'enjeu de ce livre pour moi, c'est de dire vraiment aux gens que de penser, c'est excitant, c'est amusant. Réfléchir, c'est vraiment un sport, c'est quelque chose d'extrêmement agréable et en même temps, ça nous libère de la bêtise quotidienne. » — Dany Laferrière

Ainsi, l'auteur propose ses réflexions sur le monde qui l'entoure; sur le temps, la mort, le corps, l'amour, le voyage, la guerre, le pouvoir, les écrivains, l'enfance, tout en s'arrêtant sur des sujets marquants de l'actualité.

Parmi eux il aborde, entre autres, l'élection de Barack Obama, l'intervention américaine en Irak ou encore le tremblement de terre au Japon. « C'est un mélange d'éclats biographiques et de réflexions », explique Dany Laferrière.

« Il faudrait remettre en activité cette chose magnifique qui est de réfléchir sans opiner. Juste le matin, on se lève dans son lit, et on rêvasse. On essaie de prendre un sujet qui nous a amenés quelque part hier, qu'on a entendu à la radio dans les journaux à la télé et de voir qu'est-ce que nous pensons donc de cela. Gratuitement, pas pour se précipiter sur le blogue ou appeler à la radio, dans les émissions. Juste pour soi. Je crois que ce serait une jolie prière du matin. » — Dany Laferrière 

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Je n'ai pas lu encore, évidemment. Mais ... Noël s'en vient.

jeudi 20 octobre 2011

La face cachée du 11 septembre

Enfin! Comment peut-on mettre autant
de temps à lire une si menue brique de 254 pages?
Le syndrome Internet, voyons!  May
Présentation de l'éditeur


Pour la première fois un ouvrage dévoile les mensonges et les silences officiels qui entourent encore la tragédie du 11 septembre 2001. Un an d'enquête a conduit l'auteur notamment aux Etats-Unis, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar, en Israël et jusqu'aux montagnes de Tora Bora, dernier refuge de Bin Laden en Afghanistan. 
Pourquoi Ousama Bin Laden n'est-il toujours pas inculpé par les responsables américains pour les attentats du 11 septembre? 
Pourquoi la CIA, qui surveille en permanence les marchés financiers, n'a-t-elle pas détecté le plus grand délit d'initiés de l'histoire qui a précédé l'effondrement du WorldTrade Center? 
Quelle est la véritable identité des pirates de l'air ? 
La tragédie du 11 septembre n'a pas encore épuisé tous ses secrets inavouables...

Biographie de l'auteur


Eric Laurent est grand reporter et spécialiste de politique internationale. Enquêtant sur les intérêts secrets et le jeu caché des hommes de pouvoir, il est l'auteur de nombreux romans et documents à succès, notamment Un espion en exil ; Karl Marx avenue ; Hassan 11, la mémoire d'un roi ; La guerre du Kosovo ; Le grand mensonge. En 1990, le livre qu'il a co-écrit avec Pierre Salinger, La guerre du Golfe, s'est vendu à près de 200 000 exemplaires. 
En 1994, avec Marek Halter, il publie Les fous de la paix. En 2003 dans La guerre des Bush, traduit en 18 langues, il dévoile les stratégies inavouées de la guerre en Irak : intérêts financiers, poids des secrets familiaux, obsessions dangereuses... Il poursuit son enquête sur le président des Etats-Unis dans Le monde secret de Bush. 
L'année suivante paraît La face cachée du 11 septembre, fruit de ses recherches mais aussi de ses réflexions sur le terrorisme d'aujourd'hui. Vendu en France à plus de 100 000 exemplaires, il est également traduit dans de nombreux pays.
Auteur: Éric Laurent - Plon 2004
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Commentaire d'un lecteur pris au hasard:  Ce livre est intéressant, et laisse entendre un certain nombre de liens entre intégristes, affairistes, agents du renseignement, financiers... Il a le mérite de démontrer la complexité du sujet mais laisse sur sa faim ('la face cachée du pétrole' du même auteur était bien plus documenté). La structure du livre  La structure du livre est désagréable, on passe d'une chose à une autre pour revenir à la première chose.

A lire, donc, pour les faits, mais en gardant quelques distances sur les conclusions (partiellement invaouées) de l'auteur

Justement, je récidive en lisant La face cachée du pétrole du même auteur. Donc, je vous reviendrai un de ces jours.  

mardi 2 août 2011

L'Énigme du retour

Le 12 janvier 2010,  Dany Laferrière était dans son hôtel à Port-au-Prince lorsque le séisme a dévasté Haïti. Et ce n’est pas par hasard qu’il était là. Romancier récompensé à l'automne 2009 par le prix Médicis pour L'Enigme du retour (Grasset), Dany Laferrière faisait partie des écrivains invités au festival Étonnants Voyageurs en Haïti, qui devait avoir lieu à Port-au-Prince du 14 au 21 janvier.

Avant de lire  L’Énigme du retour , je n’avais jamais pris le temps de connaître davantage ce grand écrivain.  Pour moi, ce fut une heureuse découverte. J’y reviendrai, c'est certain. Mais en attendant, je vous le recommande si vous ne l’avez pas encore lu.

Résumé
Un jeune homme de vingt-trois ans a quitté son pays de façon précipitée. Un homme épuisé y retourne, trente-trois ans plus tard. Le jeune homme est passé de l'étouffante chaleur de Port-au-Prince à l'interminable hiver de Montréal. Du Sud au Nord. De la jeunesse à l'âge mûr. Entre ces deux pôles se trouve coincé le temps pourri de l'exil. Une nuit, un coup de fil lui apprend le décès de son père à New York. Ce père qu'il n'a pratiquement vu qu'en photo. 

Cet événement le fait quitter la baignoire pour prendre la route. D'abord n'importe où, vers le nord; comme un adieu à cet univers de glace qui l'a tenu au frais si longtemps. Puis à New York pour les funérailles de son père, que l'exil avait rendu fou. Il compte le ramener à son village natal de Barradères, dans le sud d'Haïti. Pas le corps, qui appartient au voyage. Plutôt l'esprit. Des funérailles sans cadavre. Et le voici à Port-au-Prince, où il se terre dans une chambre à l'hôtel, n'osant regarder cette ville qu'il a tant rêvée là-bas dans sa baignoire, à Montréal.
 
Si, dans Je suis un écrivain japonais, Dany Laferrière s'était donné pour but de vider le concept d'identité de tout son contenu, il poursuit ici l'objectif contraire. Qu'est-ce qui fait que nous venons indéniablement d'un lieu, d'une culture ? Pourquoi sommes-nous toujours le fils de notre père ? Un roman à la forme neuve, originale, qui mêle haïku et narration. Un livre grave, poétique, onirique, réaliste. Le livre d'un très grand écrivain.


ICI un interview qu’il a donné à son retour d’Haïti après le séisme.